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Les prix atteignent un sommet

Les prix du porc ont atteint des sommets au cours des dernières semaines. Durant celle du 14 au 20 juillet, le prix du 100 kg s’est établi à 262,48 $, en hausse de 8,16 $ comparativement à la semaine précédente, une période de l’année où les prix sont généralement en baisse. La vague de diarrhée épidémique porcine (DEP) sévissant aux États-Unis ne serait pas étrangère au phénomène.

« Cette année est tout, sauf normale », commente d’ailleurs le Centre de développement du porc dans sa dernière livraison Écho-Porc. Le prix de référence américain servant de base pour fixer le prix québécois a ainsi fracassé un record de tous les temps en se fixant à 133,12 $ US/100 lb.

C’est le prix le plus élevé depuis le début des compilations des données en 1996. La semaine dernière, un léger repli de 22 cents a toutefois été enregistré.

La semaine dernière, soit du 21 au 27 juillet, le prix moyen au Québec n’a augmenté que de 0,39 $, totalisant 262,87 $/100 kg, soit 1,40 $ en dessous du record de 264,25 $ enregistré en mars dernier. Le prix moyen de la semaine dernière surpasse de 70 $ celui de la même période en 2013.

Un récent bilan des inventaires effectué par le Département américain de l’agriculture (USDA) démontre que le nombre de porcs se situait à 62,5 millions de têtes au 1er juin. En réalité, il s’agit du plus bas niveau du cheptel américain depuis 2007. Les observateurs y voient un lien direct avec la DEP, plus de 7 700 cas ayant jusqu’ici été notés dans une trentaine d’États.

De plus, les grands éleveurs américains ayant pris des engagements à terme ne disposent plus des liquidités pour reconstituer le cheptel à court terme.

« Ça va sûrement permettre à la période de bons prix de se prolonger », estime pour sa part le directeur général des Éleveurs de porcs du Québec, Jean Larose. Celui-ci convient que le problème de la DEP grève sérieusement l’industrie porcine aux États-Unis.

« Le problème n’est toujours pas réglé, ajoute-t-il. On s’en va sûrement vers une excellente année au Québec et 2015 risque aussi d’être bonne. »

Au Canada, la DEP est principalement circonscrite en Ontario, où 63 cas ont jusqu’ici été décelés. Le dernier a été constaté le 21 juillet dans un élevage naissance-finition dans le comté de Perth, et quatre cas ont été diagnostiqués en juin après une apparente accalmie en mai. Le Québec est jusqu’ici exempt de la maladie, le virus n’ayant été trouvé qu’une seule fois sur le quai de déchargement d’un abattoir.

Par ailleurs, des tests sur des ingrédients servant à la fabrication de moulée pour les porcelets ont démontré la présence du virus en Alberta. Rappelons que ce genre de moulée contenant du plasma sanguin a contribué à la dispersion du virus en Ontario. Par contre, aucun cas de contamination n’a été rapporté dans un élevage.