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Les inséminateurs mettent de la pression sur le CIAQ

En l’absence de résultats positifs de la conciliation, les inséminateurs du Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ) ont donné le coup d’envoi à des moyens de pression qu’ils comptent exercer afin d’en arriver à une première convention collective avec leur employeur, le 13 août dernier.

« Nous en sommes au même point après huit mois de rencontres de négociation et de conciliation, a déclaré à la Terre le conseiller syndical Mario Cotton. Le CIAQ veut toujours que les membres du Syndicat acceptent une baisse de salaire de l’ordre de 20 %. Or, nos membres ont rejeté ces offres patronales dans une proportion de 83 % par scrutin secret, à la fin juillet, au terme d’une tournée provinciale. » Comme première activité, le Syndicat des Inséminateurs et des services à la ferme a tenu un BBQ devant le siège social du CIAQ, le 13 août, sous la pluie.

M. Cotton a précisé que le Syndicat est né en 2013 « après que le CIAQ ait décidé de financer son nouveau modèle d’affaires à même les salaires de ses employés ». Le conseiller syndical a rappelé que les inséminateurs sont rémunérés à l’acte et à la commission, sans salaire de base et sans augmentation depuis plusieurs années.

Le Syndicat détient toujours un mandat de grève générale illimitée depuis le 27 avril dernier. Il avait suspendu son plan de tenir 18 journées d’études dans tout le Québec après la nomination d’un conciliateur, le 12 mai. « Nous allons faire tout ce qu’on peut pour ne pas toucher aux services aux producteurs », a affirmé M. Cotton, ajoutant que ceux-ci « ont le pouvoir de faire bouger les choses en faveur des inséminateurs ».

Mario Hébert, directeur général du CIAQ, a confirmé « l’absence de progression des négociations. L’offre de règlement que nous avons soumise au conciliateur en juin a été rejetée à forte majorité, a-t-il confié à la Terre. Nous attendons toujours une contre-proposition de la part du Syndicat. Nous l’invitons à accepter de négocier au lieu d’entreprendre des moyens de pression qui pourraient affecter notre clientèle. » Le conciliateur a convoqué les parties le 18 août prochain.

Le CIAQ, propriété de trois groupes d’éleveurs du Québec, détient 60 % du marché de la génétique laitière de la Belle Province.