fbpx
L’usine de Guelph, qui dessert des producteurs de tout l’est du Canada, transforme environ 10 000 bovins par semaine à l’heure actuelle. Photo : Gracieuseté de Cargill

L’usine de Guelph, qui dessert des producteurs de tout l’est du Canada, transforme environ 10 000 bovins par semaine à l’heure actuelle. Photo : Gracieuseté de Cargill

Le défi de la communication pour Cargill en pandémie

L’usine de transformation de bœuf Cargill, située à Guelph en Ontario, parvient à rouler à plein régime depuis la fin janvier, après avoir été contrainte de fermer ses portes deux semaines durant les Fêtes. En 15 mois de crise sanitaire, c’était la première fois que des cas de COVID-19 forçaient l’arrêt complet des activités de l’établissement.

« On s’est adaptés rapidement au contexte de crise, dès janvier 2020. On a toujours continué à rouler, jusqu’à Noël. Après une courte période d’arrêt des activités pendant les Fêtes, on a travaillé les samedis pour rattraper le retard et pour qu’il y ait le moins d’impact possible sur la chaîne d’approvisionnement », raconte le directeur des opérations Matt Gibney, en entrevue avec La Terre. L’établissement, qui dessert des producteurs de tout l’est du Canada, transforme environ 10 000 bovins par semaine à l’heure actuelle.

Traduction des instructions

« Notre priorité a toujours été de protéger notre personnel. Je crois que ce qui représentait le plus gros défi au début, c’était d’éduquer les employés. Il fallait leur faire comprendre l’importance de suivre les nouvelles mesures et leur expliquer dans leur langue pourquoi nous les mettions en place », ajoute M. Gibney. L’usine de Guelph emploie plus de 1 000 personnes, dont plusieurs sont résidents canadiens, mais ont immigré de partout dans le monde. « Nous communiquions les instructions et les explications dans 15 langues différentes », raconte-t-il, soulignant par exemple que les consignes étaient affichées à l’usine, mais aussi sur le réseau social interne.

Le directeur des opérations indique par ailleurs qu’un « montant significatif » a été investi pour assurer un suivi quotidien des symptômes auprès des employés, notamment par l’entremise d’une technologie qui permet une prise de température et enregistre les informations de chacun.   

Après plus d’un an de pandémie, bien que certaines pratiques soient désormais acquises des employés, les défis reliés à la COVID-19 subsistent, analyse M. Gibney, notamment avec l’arrivée des variants.

« On a beaucoup appris sur l’importance de communiquer et d’être transparent avec nos clients et nos employés, mais ce n’est pas terminé. On va continuer de s’adapter et de travailler en étroite collaboration avec la Santé publique », souligne-t-il. 


Ce texte a été publié dans l’édition de mai 2021 du cahier BOVINS DU QUÉBEC