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Lorsqu’elle a entendu son nom, Jessica Bérubé a sauté au cou de son conjoint, Bruno Viens. Photo : Martin Ménard / TCN

Lorsqu’elle a entendu son nom, Jessica Bérubé a sauté au cou de son conjoint, Bruno Viens. Photo : Martin Ménard / TCN

Deux agriculteurs gagnent le rêve de leur vie!

LONGUEUIL – Jessica Bérubé et son conjoint Bruno Viens, de Saint-Marc-sur-Richelieu, étaient encore stupéfaits d’avoir remporté le prêt de quotas à vie permettant de produire un million d’œufs d’incubation.

« Depuis qu’on s’est rencontrés il y a neuf ans qu’on voulait partir une production animale. Les œufs, c’était notre idéal. Et on l’a eue. Je suis sous le choc! », a dit d’une voix fébrile Mme Bérubé, qui a étudié en production animale à l’ITA, campus de Saint-Hyacinthe. Pour Bruno Viens, il s’agit tout simplement d’un rêve qui se concrétise. Aux dires du couple, cette production d’œufs d’incubation leur permettra de créer  une entreprise agricole viable, qui sera complémentaire aux 300 hectares de grains qu’il cultive déjà. Pour se qualifier, le duo a dû présenter un plan d’affaires complet devant un comité. Leur future production d’œufs misera sur 6000 poules, 600 coqs et nécessitera un investissement d’environ un million de dollars, rentabilisé sur une période prévue de 15 ans.

Tous « prêts »

Trois autres candidats de moins de 40 ans s’étaient déplacés à Longueuil le 29 janvier avec l’espoir de remporter ce droit de produire des œufs d’incubation. La productrice Valérie Jutras, qui a elle-même remporté un droit de produire 900 000  œufs d’incubation il y a 11 ans, faisait partie du comité de sélection. Elle assure que les dossiers en lice pour ce tirage au sort de 2020 étaient solides. « Ce sont de très bons candidats, des jeunes vraiment bien préparés. J’espère qu’on va revoir ceux qui n’ont pas gagné lors du prochain tirage, car ils sont prêts », a souligné Mme Jutras. De son côté, le démarrage de sa propre ferme d’œufs d’incubation s’est révélé un succès même si ni son conjoint ni elle n’avait de famille en agriculture. Si elle déplore l’absence de formation spécifiquement destinée à la production d’œufs d’incubation, elle dit avoir reçu le soutien de plusieurs personnes du milieu, dont les couvoirs.