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ICAR, c’est une organisation non gouvernementale internationale qui regroupe 130 membres dans 60 pays. Photos : Caroline Morneau

ICAR, c’est une organisation non gouvernementale internationale qui regroupe 130 membres dans 60 pays. Photos : Caroline Morneau

Des experts laitiers du monde entier réunis à Montréal

MONTRÉAL – La conférence annuelle du Comité international pour l’enregistrement des animaux (ICAR), qui regroupe des experts de l’industrie laitière de partout dans le monde, a eu lieu pour la première fois à Montréal, du 30 mai au 3 juin. Des scientifiques issus d’une quarantaine de pays se sont réunis à l’Hôtel Bonaventure pour présenter les dernières avancées technologiques et en apprendre davantage sur les pratiques de leurs confrères à l’international.

« ICAR, c’est une organisation non gouvernementale internationale qui regroupe 130 membres dans 60 pays. Ce sont surtout des organisations impliquées dans l’amélioration des bovins laitiers, mais aussi des bovins de boucherie, des agneaux et des chèvres laitières », explique le président Daniel Lefebvre. Réélu pour un deuxième mandat d’un an, celui qui est également chef de l’exploitation de Lactanet est le premier Québécois à occuper cette fonction. Il explique que le regroupement ICAR vise à normaliser les pratiques à l’international. « On approuve les étiquettes pour l’identification des animaux. On recueille des données de performance pour servir d’indicateur de gestion de troupeaux et d’évaluation génétique […] C’est pour qu’on parle le même langage », détaille M. Lefebvre.

Daniel Lefebvre, chef de l’exploitation de Lactanet, est le premier Québécois à occuper la fonction de président d’ICAR. Photos : Caroline Morneau/TCN

Daniel Lefebvre, chef de l’exploitation de Lactanet, est le premier Québécois à occuper la fonction de président d’ICAR. Photos : Caroline Morneau/TCN

Très « eurocentré »

Lactanet, soit l’agence de contrôle laitier canadienne, était l’hôte de l’événement de la semaine dernière, qui se déroulait pour la deuxième fois au Canada depuis 1994. « Ce congrès est très eurocentré », indique Anne-Marie Christen, spécialiste des événements, des formations et des commandites chez Lactanet. « Il se déroule toujours en Europe et fait parfois des excursions vers d’autres continents comme cette année », ajoute-t-elle. L’événement a attiré près de 300 personnes sur place et 65 en ligne.

« C’est un peu plus que ce à quoi on s’attendait, mais moins que ce que ç’aurait été avant la COVID », estime Daniel Lefebvre, expliquant que le contexte a complexifié l’organisation. Les pays hôtes, dit-il, sont déterminés plusieurs années d’avance. Avec Omicron qui faisaient des siennes cet hiver, l’incertitude quant à la tenue d’un congrès en présentiel à Montréal a régné jusqu’à la fin février, alors que les inscriptions ouvrent normalement en décembre. C’est la première fois depuis celui de Prague en 2019 que l’événement a lieu en personne.

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Riccardo Negrini a présenté un projet de base de données commune et ouverte impliquant près de 20 000 fermes en Italie.

Riccardo Negrini a présenté un projet de base de données commune et ouverte impliquant près de 20 000 fermes en Italie.

La réputation du Canada

Riccardo Negrini, directeur technique d’une association d’éleveurs en Italie, assure que les Canadiens sont perçus comme des leaders pour leur système de gestion laitière et aussi en ce qui a trait aux services génétiques. « Nous, on est très avancés pour la collecte de données. C’est ce qui nous distingue », ajoute celui qui dirige justement un projet de base de données commune et ouverte impliquant près de 20 000 fermes en Italie. Le président d’ICAR, Daniel Lefebvre, dit pour sa part avoir entendu à plusieurs reprises durant le congrès que la durabilité des troupeaux canadiens et les avancées technologiques, notamment pour l’analyse du lait, impressionnaient ses confrères à l’international.

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Surprises par la taille des troupeaux

Siri Furre, de Tyr, une association d’éleveurs de bovins de boucherie en Norvège, ne connaissait pas l’industrie canadienne du bœuf avant d’assister à une présentation sur le sujet la semaine dernière. Elle s’est dite étonnée de la taille des troupeaux. « Nos troupeaux sont beaucoup plus petits. La moyenne est d’environ 20 animaux. » Elisenda Rius-Vllarrasa, de Växa, une association de producteurs de bétail en Suède, s’est quant à elle dite surprise que la grosseur moyenne des troupeaux laitiers au Canada – un peu moins de 100 vaches – se rapproche de celle de son pays. Elle croyait que les fermes canadiennes étaient plus petites.

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