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Le logiciel COMPASS permet d’avoir des informations sur l’élevage de poulet en temps réel.

Le logiciel COMPASS permet d’avoir des informations sur l’élevage de poulet en temps réel.

Cargill mise sur l’intelligence artificielle pour ses éleveurs de poulets

Les éleveurs de volailles partenaires de l’entreprise Cargill, dont l’un des créneaux est la nutrition animale, auront accès à un outil numérique révélant de l’information en temps réel et facilitant la prise de décision pour améliorer les performances.

« Cette visibilité sur le futur du troupeau permet au producteur de prendre de meilleures décisions aujourd’hui pour assurer le résultat et les profits de demain », mentionne Robbie Moody, directeur commercial de la volaille chez Cargill. L’entreprise s’est jointe à une entreprise québécoise, Intelia, qui développe des solutions numériques, pour travailler à l’élaboration du logiciel COMPASS. Il a été créé d’une collaboration entre les experts en logiciel d’Intelia et ceux en alimentation animale de Cargill. « La beauté de ce partenariat est qu’on est deux services complémentaires », indique Caroline Forest, vice-présidente des ventes et du marketing chez Intelia, située à Joliette. À l’aide de différents capteurs, COMPASS collecte les différentes données et les analyse.

La température de l’air, l’éclairage, l’humidité, le CO2, la présence d’ammoniac ou de monoxyde de carbone, la prédiction du poids et la quantité restante de moulée sont au nombre des informations que l’éleveur recevra et qui lui permettront d’agir. « Aujourd’hui, il y a plusieurs facteurs qui se sont ajoutés. Le producteur reçoit toutes ses données et il devient de plus en plus complexe de les analyser. Le logiciel fait l’analyse et détecte s’il y a une anomalie. Le producteur est avisé », explique Caroline Forest. Elle ajoute que l’intelligence artificielle permet de voir ce qui est impossible de voir à l’œil nu.

De plus, les informations recueillies peuvent être partagées avec tous les intervenants, tels meunerie, vétérinaire ou abattoir. « Grâce au partage des données, c’est toute la filière qui s’en trouve plus efficace », souligne Robbie Moody. « On a vu avec la COVID que toutes les parties de la chaîne alimentaire sont dépendantes. Si un maillon fonctionne moins bien, il y a un problème partout », relate Caroline Forest.