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Les producteurs américains, comme Bill Rowell du Vermont, se désolent des baisses prévues de 35 % à 40 % du prix du lait. Photo : Martin Ménard/ Archives TCN

Les producteurs américains, comme Bill Rowell du Vermont, se désolent des baisses prévues de 35 % à 40 % du prix du lait. Photo : Martin Ménard/ Archives TCN

Le prix du lait chute drastiquement aux États-Unis

Les producteurs de lait québécois sont déçus de subir une baisse de leur droit de produire et une éventuelle baisse du prix pour leur lait, mais ils ne sont pas les seuls. Leurs voisins américains anticipent une baisse de prix drastique de l’ordre de 35 % à 40 %. « Les mois de mai et juin seront très difficiles », appréhende le producteur de lait du Vermont Bill Rowell, contacté par La Terre.

Pourtant, les choses allaient bien pour les producteurs de lait américains. Pour une rare fois depuis cinq ans, le prix avait atteint les 21 $US/100 lb de lait. Avec la pandémie, les prix sont descendus et toucheront les plus bas niveaux des cinq dernières années, nettement sous leur coût de production de 18 $US/100 lb de lait, dépeint M. Rowell, qui possède plus de 800 vaches en lactation. « Après des années de faible prix, nous étions en train de voir la lumière à l’horizon. Les choses allaient bien. Et cette chose est arrivée [la COVID-19]. Les prévisions donnent un prix de 13 $US/100 lb », indique-t-il.

En raison de la situation actuelle, la coopérative où il livre son lait lui a demandé de réduire sa production de 15 %. « Il a fallu jeter quelques citernes de notre lait dans la fosse à fumier. Ce n’est pas quelque chose qu’on aime faire. C’est démotivant pour nous et pour les employés », souligne celui qui  a été intronisé au Temple de la renommée de l’agriculture du Vermont en août dernier. Cet ancien membre des forces armées américaines a été récompensé pour avoir représenté les agriculteurs depuis 30 ans autant devant les politiciens de sa région que de ceux de Washington.

Satisfaits de Trump

Lorsque La Terre demande à M. Rowell si ses confrères agriculteurs et lui sont satisfaits de leur président Donald Trump, il répond par l’affirmative sans hésiter. « Trump donne des conseils discutables pour les mesures sanitaires associées à la COVID-19 et il ne sait pas bien communiquer, reconnaît le producteur du Vermont. Mais il sait comment faire de l’argent. Il a bien fait pour le marché de la Bourse et il a négocié de bonnes ententes commerciales pour notre agriculture avec la Chine, le Japon, le Mexique et le Canada. » 

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