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S'abonner maintenantÀ quoi ressemblait l’agriculture avant la naissance de la coopérative agricole québécoise Sollio? C’est ce que s’est demandé le professeur Jean-Pierre Girard, associé à l’Institut Santé et société de l’Université du Québec à Montréal, alors qu’il rédigeait un ouvrage soulignant le 100e anniversaire de l’organisation. Dans le cadre des recherches effectuées pour ce premier mandat, l’auteur a exploré tout un autre pan de l’histoire précédant la naissance de la coopérative fédérée (ancêtre de Sollio), en 1922. Il a donc décidé d’aborder cette période dans un nouvel ouvrage qui vient de paraître aux Éditions Fides, et dans lequel il revisite les origines de l’agriculture au Québec dès l’arrivée des premiers colons français. À travers les changements sociaux, les conflits et la fondation d’un premier ministère de l’Agriculture ainsi que d’écoles ayant contribué à moderniser le métier, Girard évoque différents modèles de réseaux d’entraide qui se sont développés, que ce soit avec les mutuelles-incendies à partir de 1850, des cercles agricoles dès 1862, ou les sociétés de fabrication du beurre et de fromage au début du 20e siècle, entre autres exemples. Selon son analyse, ces premières formes associatives dans les milieux ruraux ont pavé la voie aux modèles coopératifs qui sont nés par la suite. Le livre explore donc « un passé généralement méconnu, mais riche d’apprentissage, qui est un temps fort de l’action collective et, plus globalement, un rouage essentiel à la compréhension de ce qu’est devenue l’industrie agroalimentaire contemporaine du Québec », écrit M. Girard en avant-propos.