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Lieux de socialisation par excellence entre les producteurs et les consommateurs, les marchés publics devront se plier à une série de consignes sanitaires en ces temps de pandémie. Photo : David Riendeau / TCN

Lieux de socialisation par excellence entre les producteurs et les consommateurs, les marchés publics devront se plier à une série de consignes sanitaires en ces temps de pandémie. Photo : David Riendeau / TCN

Vers un resserrement des mesures sanitaires dans les marchés publics

La prochaine saison estivale des marchés publics s’annoncera bien différente des années antérieures. Un protocole sanitaire semblable à celui mis en place dans les épiceries devrait être appliqué dans les marchés extérieurs du Québec pour permettre aux agriculteurs de continuer à vendre directement leurs produits aux consommateurs.

Selon ce qu’a appris La Terre, les marchés tenus à aire ouverte devront notamment encadrer leur espace au moyen d’une entrée et d’une sortie et faire respecter une limite de visiteurs afin de maintenir les règles de distanciation sociale en vigueur. Ils devront également prévoir des stations de lavage des mains.

« Le MAPAQ travaille actuellement à la rédaction d’un document répertoriant les consignes de la santé publique spécifiques pour les marchés dans le contexte de la pandémie actuelle. Il visera à accompagner les entreprises qui offrent ce type de service en publiant des consignes gouvernementales adaptées à leur réalité », a confirmé le porte-parole du ministère Yohan Dallaire Boily, sans toutefois donner plus de détails. L’Association des marchés publics du Québec (AMPQ) devrait en assurer la diffusion à ses membres.

Un projet de plateforme transactionnelle

Dans un souci d’éviter les longues files d’attente à l’entrée des marchés, l’AMPQ a récemment déposé au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) un projet pour créer une plateforme numérique qui permettrait aux exposants de vendre en ligne. Les clients pourraient cueillir leurs commandes au marché ou opter pour la livraison, moyennant certains frais.

« Avec le soutien du MAPAQ, la plateforme serait disponible pour tous nos membres, peu importe si leurs moyens sont importants ou modestes, a indiqué le directeur général de l’association, Jean-Nick Trudel. C’était un projet qu’on voulait faire dans quelques années, mais la crise nous amène à accélérer les choses.»