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L’un des deux abattoirs albertains détenant 80 % de la capacité de transformation bovine au pays ferme temporairement ses portes en raison de la multiplication des cas de COVID-19 parmi ses employés. Crédit photo : Archives/TCN

L’un des deux abattoirs albertains détenant 80 % de la capacité de transformation bovine au pays ferme temporairement ses portes en raison de la multiplication des cas de COVID-19 parmi ses employés. Crédit photo : Archives/TCN

Cargill cesse temporairement ses activités en Alberta

La COVID-19 force l’arrêt temporaire des activités à l’abattoir Cargill de High River en Alberta. Cette situation, combinée au ralentissement des activités de l’usine d’abattage JBS à Brooks dans la même province, pourrait entraîner une baisse du prix du bœuf payé aux éleveurs dans l’Est du pays.

Ces deux abattoirs albertains représentent 80 % de la capacité de transformation de bovins au Canada. Dans un communiqué de presse, la Canadian Cattlemen’s Association signale que ce problème engendré par la COVID-19 s’ajoute à l’enjeu de capacité d’abattage déjà limité dans l’Est du pays.

« Si l’arrêt des opérations persiste plusieurs semaines, c’est certain que ça aura des répercussions sur les prix dans le bovin pour les producteurs au Québec. Déjà que les prix sont plutôt bas présentement, ça ne s’améliorera pas », s’inquiète le président des Producteurs de bovins du Québec, Claude Viel.

Dans son point de presse quotidien, le premier ministre Justin Trudeau a laissé entendre que les producteurs de bœuf du pays, dans le contexte actuel, prioriseront sans doute le marché canadien. « Il y aura peut-être une réduction des exportations à ce niveau-là », a-t-il dit, estimant que la situation pourrait ultimement engendrer une hausse du prix de la viande vendue aux consommateurs.