Léon Bibeau-Mercier estime qu’intégrer les citoyens comme membres d’une organisation agricole comme la CAPÉ serait avantageux. Cette proposition est appelée à cheminer au sein des Fermiers·ères de famille si la CAPÉ venait à disparaître. Photo : Gracieuseté de la Ferme Bibeau
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S'abonner maintenantInviter les citoyens à devenir membres, afin qu’ils contribuent à l’évolution de l’agriculture et qu’ils participent même à la gouvernance de l’organisation. Voilà l’une des résolutions adoptées le 20 mars par les agriculteurs membres de la Coopérative pour l’agriculture de proximité et écologique (CAPÉ), réunis en assemblée générale annuelle, à Montréal. La baisse de clientèle des dernières années n’est pas étrangère à cette proposition. « L’idée est donc que les citoyens puissent soutenir [la Coopérative] et participer aux activités de l’organisation. On passerait ainsi d’une organisation strictement agricole à une organisation plus large, qui inclut la population », mentionne Léon Bibeau-Mercier, le président sortant de la CAPÉ.
Les agriculteurs pourraient ainsi profiter de l’expertise des citoyens, que ce soit un notaire ou des gens du milieu financier, donne-t-il en exemple. Les producteurs de la coopérative aimeraient aussi pouvoir utiliser des fonds provenant des citoyens afin d’atteindre plus efficacement leurs objectifs.
Mais Léon Bibeau-Mercier et les agriculteurs de la CAPÉ savent qu’ouvrir le membrariat aux citoyens n’est pas sans risque.
Le principal écueil c’est de s’assurer que le pouvoir et les orientations qui sont prises seront prépondérants aux fermes et à la réalité agricole par rapport aux intérêts des citoyens.
En d’autres mots, l’objectif n’est pas d’alourdir la prise de décision ou les assemblées générales avec des citoyens qui lancent des idées. « Dans un monde idéal, on aurait peut-être un comité de citoyens, doté d’un budget, qui pourrait s’exprimer et formuler des solutions. Reste à décider si les citoyens auront une place au conseil d’administration, s’ils seront des membres votants comme un fermier, ou non votants », énumère le copropriétaire de la Ferme Bibeau, à Sherbrooke.