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S'abonner maintenantLa modernisation du Règlement sur les exploitations agricoles (REA) annoncée par le ministre de l’Agriculture, Donald Martel, et son homologue à l’Environnement, Bernard Drainville, le 3 décembre, préoccupe les agronomes.
Selon l’Ordre des agronomes du Québec, certaines « interprétations » du nouveau cadre réglementaire « laissent croire que l’expertise agronomique pourrait être reléguée au second plan » dans la gestion des pratiques agroenvironnementales.

« La modernisation des outils réglementaires ne doit pas conduire à affaiblir l’apport de l’expertise professionnelle. Au contraire, elle doit s’appuyer sur cette expertise. L’agronomie est une science rigoureuse, et c’est cette rigueur qui permet d’assurer un développement agricole viable pour les générations futures », a indiqué le président de l’Ordre, Michel Montpetit, par voie de communiqué, le 12 décembre.
En raison de l’effet des changements climatiques sur les sols, l’eau et la biodiversité, le président a tenu à rappeler que les agronomes sont des professionnels formés pour « analyser, prévoir et encadrer des pratiques agricoles complexes, tout en assurant la pérennité de nos systèmes de production ».
L’organisation précise toutefois qu’elle continuera d’offrir sa collaboration au gouvernement et aux partenaires du secteur, afin que l’encadrement agricole repose sur les meilleures connaissances disponibles, au bénéfice de l’ensemble des citoyens.