Météo 7 juillet 2026

Une deuxième moitié de juillet sous les normales et instable

« Juillet risque d’être comme juin : un gros départ avec des températures chaudes au début et, ensuite, plus près des normales, ou en dessous », indique le météorologue André Monette. 

Les premiers jours caniculaires de juillet ont été la résultante d’un dôme d’air chaud provenant du Midwest américain. « On pensait que le dôme resterait aux États-Unis, mais il a pris de l’ampleur et a débordé vers nous », explique M. Monette. Pour le reste de la première moitié de juillet, la chaleur dominera, mais rien d’aussi chaud que les premiers jours du mois. Les régions très près du fleuve, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et la Côte-Nord, pourraient échapper un peu à cette chaleur lors des deux premières semaines et observer des températures près ou sous leurs normales en raison d’un creux qui se construit dans la région de Terre-Neuve et du Labrador. 

Pour la deuxième moitié de juillet, par contre, tout le Québec devrait connaître des températures moins chaudes qu’à l’habitude en juillet. « Le dôme de chaleur qu’on a vu sur plusieurs régions du Québec en première moitié devrait se tasser vers l’Ouest canadien et entraîner un phénomène de creux, nous amenant des températures sous les normales de saison », souligne M. Monette, chef de service en météorologie chez MétéoMédia. Ce creux apportera un risque d’instabilité, c’est-à-dire une possibilité accrue de précipitations journalières. Théoriquement parlant, le creux entraîne des températures plus froides en altitude. L’air chaud et humide en surface monte et se condense en altitude, expliquant les risques de pluie plus fréquents. Il peut en résulter des orages, des averses légères, des averses torrentielles et même de la grêle, énumère M. Monette.

Retour sur juin

Les précipitations ont été nettement au-dessus des normales en juin, pointe le météorologue. La municipalité de Napierville, en Montérégie, a reçu 173 mm de pluie lors de la seule journée du 20 juin. « Plusieurs régions ont reçu un ou deux gros systèmes au début juin, tandis que nous avons eu beaucoup d’instabilité lors de la deuxième moitié du mois, qui a amené beaucoup de précipitations pour à peu près tout le monde », résume-t-il. En matière de températures, juin a connu trois périodes de chaleur qui ont porté la moyenne du mois à un niveau plus élevé qu’à l’habitude. Seul l’Est-du-Québec a terminé légèrement sous ses normales de saison. « Si je regarde les stations de Mont-Joli (Bas-Saint-Laurent), de Gaspé et de Sept-Îles, ils n’ont pas eu autant de chaleur qu’ailleurs au Québec au début du mois, et la deuxième moitié du mois a été plus froide, avec des journées en bas de 15 °C. C’est ce qui a baissé leur moyenne », commente M. Monette.