Horticulture 15 juin 2026

L’efficacité de technologies horticoles évaluée à la ferme

L’efficacité et la rentabilité de technologies qui remplacent la main-d’œuvre dans les productions horticoles seront évaluées à la ferme, cet été, à l’aide d’un nouveau protocole que l’industrie a établi en collaboration avec des chercheurs pour guider les agriculteurs dans leurs choix d’acquisition d’équipements.

« Maintenant que le protocole d’évaluation est créé, on passe à la phase terrain du projet. On va tester les machines en milieu de production réelle, puis récolter des données neutres, selon des critères établis, qui vont pouvoir accompagner les producteurs dans leurs achats », explique la coordonnatrice du Réseau d’expertise en innovation horticole, Izmir Hernandez. 

Ce regroupement, qui rassemble l’Association des producteurs maraîchers du Québec, l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec, Les Producteurs en serre du Québec, Les Producteurs de pommes de terre du Québec, Les Producteurs de pommes du Québec et la Zone Agtech, a entrepris ce projet d’établir un barème d’évaluation neutre en 2024, à l’aide d’une subvention de 760 000 $ reçue du ministère provincial de l’Agriculture. Une nouvelle somme de 220 000 $ vient d’être accordée par Québec, ce qui permettra de conclure l’initiative, comme prévu, avec des tests réalisés à la ferme.

On avait peur d’être trop serrés avec le budget initial, mais là, on est sûrs qu’on aura assez d’argent. Ça rassure les équipes de recherche.

Izmir Hernandez

Des outils de désherbage et de prédiction de rendements 

Plusieurs équipements qui ont du potentiel pour aider les producteurs à réduire leur dépendance à la main-d’œuvre, et qui ont dépassé le stade de prototype, seront testés. Ces tests évalueront entre autres deux porte-outils de désherbage mécanique de marques Jolly et Clemens dans deux vergers, un robot sarcleur de marque Desherbex chez un producteur d’oignons ainsi qu’un outil de prédiction de rendements à l’intelligence artificielle de marque HarvestEye dans deux fermes de pommes de terre. 

Un robot sarcleur sera testé chez un producteur d’oignons.

Les critères tiendront compte des besoins de chaque type de production. « Dans les champs d’oignons, on va tester la vitesse de travail, le pourcentage de réduction des mauvaises herbes, la vitesse d’avancement. Du côté économique, ce sera de calculer le retour à l’investissement. […] Dans les vergers, ce sera de voir à quel point les machines peuvent se rapprocher des arbres », donne en exemple Izmir Hernandez.

Des tests seront aussi effectués dans les différents centres de recherche concernés, précise-t-elle. Les essais dans les productions de pommes de terre se feront en collaboration avec l’Université Laval, ceux dans les cultures d’oignons, avec l’aide du centre de recherche spécialisé en phytoprotection Phytodata, et ceux qui concernent les vergers, en partenariat avec le Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité.