Les prévisions météo d’un mois de juin sans excès de chaleur et parsemé de précipitations devraient plaire aux producteurs de foin. Photo : ArchivesTCN
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S'abonner maintenantLe mois de juin devrait offrir une météo en continuité avec celle de mai, c’est-à-dire des températures légèrement sous les normales de saison, avec des périodes grises, mais aussi quelques incursions de journées plus chaudes, prévoit André Monette, chef de service en météorologie chez MétéoMédia.
« Ça ne risque pas d’être un mois avec des canicules. Oui, les moyennes de température augmentent par rapport à mai, mais pour un mois de juin, ce ne sera pas très, très chaud. Nos régions seront souvent dans un creux », explique le météorologue, à commencer par le début juin, où le temps sera plus frais que la moyenne. Ensuite, du 5 au 10 juin environ, une crête située dans les prairies canadiennes, qui a apporté des températures de plus de 30 °C au Manitoba, se déplacera vers le territoire québécois, anticipe M. Monette. « Cela nous laissera des températures confortables, un peu au-dessus des normales. La chaleur ne sera pas humide, car elle proviendra de l’Ouest canadien et non du golfe du Mexique, comme c’est souvent le cas en été », nuance-t-il.
La période du 10 au 25 juin, approximativement, sonnera le retour d’un creux, apportant des journées grises et une météo plus fraîche. Pour la fin du mois, le creux devrait laisser place à l’arrivée d’une crête, laquelle apporterait de la chaleur. « Des journées de 30 °C seront alors possibles », dit-il, spécifiant qu’il existe encore beaucoup d’incertitude sur l’arrivée de cette éventuelle vague de chaleur, qui pourrait survenir au début juillet au lieu de juin.
Si, habituellement, les prévisions peuvent changer selon les régions du Québec, le météorologue estime que la succession de creux et de crêtes devrait concerner toutes les régions de la même façon, à la différence des facteurs traditionnels qui démarquent surtout les secteurs de l’est et de l’ouest du Québec. De fait, à l’est, l’eau froide du fleuve, en juin, tend à diminuer l’effet des poussées de chaleur, surtout en fonction des vents. Par exemple, un vent du sud envoie l’air frais présent au-dessus de l’eau vers Baie-Comeau ou Sept-Îles, qui en seront ainsi refroidies. Un vent du nord apportera l’air marin vers Matane et la Haute-Gaspésie. Une région au centre des terres, comme l’Abitibi, évite généralement ce genre de dynamique.
Précipitations plus nombreuses
André Monette prévoit un mois de juin avec un peu plus de précipitations qu’à la normale. « Les creux apporteront plus de nuages et d’averses. On devrait dépasser les moyennes de précipitations pour un mois de juin, mais pas de beaucoup, car je ne crois pas que nous aurons de grosses pluies ou d’orages violents », analyse-t-il. Le carburant pour des orages violents se compose de chaleur et d’humidité, ce qui devrait manquer en juin, spécifie le météorologue.
Retour sur mai
Malgré quelques journées chaudes éparpillées ici et là à la fin mai, le cinquième mois de l’année 2026 se termine avec des mercures sous les normales de saison pour la majorité des régions, à part l’est du Québec, qui, de Rimouski jusqu’en Gaspésie et à Sept-Îles, termine à égalité avec ses normales de saison, dépeint André Monette. Au sujet des précipitations, l’ensemble des régions terminent le mois de mai près de leurs normales de saison, sauf dans l’est du Québec, où d’importants systèmes météo ont laissé de plus grands volumes de précipitations. « Si tu prends Gaspé, ils ont reçu 150 mm comparativement à 90 mm habituellement », glisse-t-il.