Grandes cultures 13 janvier 2026

Céréales à paille et canola : la sélection de 2026

Cette année encore, nous avons consulté 11 semenciers afin de connaître les céréales à paille et le canola qu’ils jugent les plus prometteurs pour 2026. Envie d’en savoir plus? Découvrez l’ensemble des fiches techniques de ces cultivars à l’adresse suivante : /laterre.ca/canolas-prometteurs-2026.


Éric Thériault, Grains de l’Est

Éric Thériault, propriétaire de Grains de l’Est au Nouveau-Brunswick, propose dans un premier temps AAC Madawaska, une orge à deux rangs offrant un très bon rendement, une excellente tenue et un poids spécifique élevé. « C’est une variété qui a été croisée avec la Leader. Une de ses caractéristiques, c’est d’avoir un grain dense. C’est une orge hâtive qui donne une bonne qualité de paille et qui résiste à la verse », indique-t-il en précisant qu’elle est destinée à l’alimentation animale. Comme second choix, Éric Thériault y va avec AAC Excellence. « C’est une avoine exceptionnelle, un coup de cœur du point de vue de son rendement, de la grosseur de ses grains et de son poids spécifique. AAC Excellence est idéale pour les producteurs à la recherche de paille étant donné sa taille relativement haute. Elle est de qualité meunière avec de très gros grains et un poids spécifique élevé, une avoine idéale pour tout usage », vante-t-il. 


Alexandre Tessier, Prograin

Directeur des ventes chez Prograin pour l’est du Canada, Alexandre Tessier suggère deux valeurs sûres : le blé panifiable Fuzion et l’orge à six rangs Chambly. « Fuzion est idéal pour les producteurs laitiers et avicoles. C’est un blé panifiable qui se démarque par sa tolérance supérieure à la moyenne à la fusariose de l’épi tout en offrant un rendement élevé pour une variété de maturité intermédiaire », précise Alexandre Tessier, qui recommande de ne pas le semer avec une plante abri. Dans le cas du Chambly, le représentant de Prograin parle d’une variété présentant une très bonne tolérance à la verse, qui se démarque par la stabilité de son rendement depuis son introduction. « Après plus de 15 années sur le marché, c’est une orge à six rangs qui se distingue encore par la stabilité de son rendement. C’est ce qui explique qu’elle est encore très demandée par les producteurs », conclut-il. 


Annie DesRosiers, Pioneer (Corteva)

Annie DesRosiers, agronome chez Pioneer pour l’est du Québec, suggère d’abord le 25R65, un blé de type tendre rouge offert pour la première fois au Québec en 2026 après avoir eu beaucoup de succès aux États-Unis et en Ontario. « Il offre un excellent potentiel de rendement, avec une tolérance à la fusariose supérieure à la moyenne, et une très bonne tolérance aux maladies foliaires telles que l’oïdium blanc et la rouille jaune striée », précise-t-elle. Du côté du canola, l’agronome propose le P617SL. « C’est une variété très bien adaptée pour le Québec par son rendement et sa bonne tolérance à la moisissure blanche. Elle possède un ensemble de résistance robuste à plusieurs pathotypes de la hernie des crucifères et une très bonne tenue à la récolte. »


Phil Bailey, Secan  

Responsable de territoire pour l’est de l’Ontario, le Québec et les Maritimes chez SeCan, Phil Bailey propose AAC Wight, une nouvelle variété d’avoine blanche avec des rendements élevés dans les trois zones du Québec. « C’est une nouvelle avoine blanche de mouture avec des rendements plus élevés et des niveaux de bêta-glucane plus élevés que la variété AAC Nicolas. Elle offre un rendement supérieur de 14 % et des grains plus gros qu’AAC Nicolas avec une résistance à la verse améliorée. » Comme seconde suggestion, Phil Bailey y va avec le blé panifiable AAC Maurice. « C’est un blé tolérant à la verse qui a récolté d’excellents résultats aux essais du RGCQ dans toutes les zones. Comme il produit beaucoup de paille, il est idéal pour les producteurs laitiers », souligne-t-il.


Catherine Faucher, SQS/Agrocentre

La conseillère technique et marketing chez Agrocentre Catherine Faucher suggère d’abord le Coralia, un blé fourrager de printemps à petits grains. « C’est un blé de provende avec une très bonne tenue au champ et qui n’a pas tendance à verser. Il est assez constant, performe bien dans toutes les zones et dans différents types de sols. Affichant un look distingué avec de longs épis minces et non barbus, il est peu sensible à l’oïdium, aux taches foliaires et à la jaunisse nanisante tout en présentant une bonne résistance à la fusariose. » La représentante d’Agrocentre opte ensuite pour le Kerson, un blé fourrager pour l’alimentation animale. « C’est un blé avec un rendement impressionnant, peu sensible à la fusariose. Il présente un beau feuillage large, une belle couleur et de gros grains. C’est une variété de blé bien adaptée à la régie intensive qui lui permettra d’exprimer son plein potentiel de rendement », conclut Catherine Faucher.    


Catherine Piché-Dumontier, BASF

Représentante pour BASF, Catherine Piché-Dumontier suggère d’abord le InVigor L330PC, un canola qui convient parfaitement aux producteurs qui recherchent un hybride performant avec une maturité hâtive. « Il offre une technologie brevetée de réduction à l’égrenage, puis une résistance à la hernie de la crucifère de première génération. Comme il a aussi une très forte tenue, il est idéal pour les producteurs qui ont un risque au niveau de la verse. » Comme second choix, Catherine Piché-Dumontier opte pour une valeur sûre avec le InVigor L355PC, une nouveauté pour 2026. « C’est un canola qui offre le meilleur ensemble de résistance aux maladies de tous les hybrides InVigor à ce jour, notamment à la rayure verticillienne et à la jambe noire. Il se caractérise par sa technologie brevetée de réduction de l’égrenage et sa résistance de première génération à la hernie des crucifères. » 


Daniel Barré, Pedigrain

Du côté de chez Pedigrain, Daniel Barré propose dans un premier temps le IAGO, une avoine vêtue qui a récolté un très fort rendement en zone 2 (111 %) et zone 3 (107 %) aux essais du RGCQ en 2024 (moyenne 2 ans). « C’est une orge qui offre une bonne résistance aux maladies et à la verse. C’est une variété qui vient remplacer l’avoine Avatar qui était commercialisée depuis plus de 15 ans. » Dans un deuxième temps, Daniel Barré suggère le Minestro, un blé de printemps panifiable. « C’est une très bonne variété, reconnue pour ses qualités boulangères. Au niveau de la protéine, il performe très bien, avec un bon indice de chute, une bonne résistance à la verse. C’est un blé qui n’a pas besoin de régie particulière, avec une assez bonne résistance à la fusariose. La plupart des producteurs qui l’ont semé n’ont pas mis de fongicide et ils ont eu de bons résultats au niveau de la qualité de la récolte », ajoute Daniel Barré. 


Lyne Beaumont, Semence Elite (Sollio Agriculture)

Conseillère Maizex chez Sollio Agriculture, Lyne Beaumont propose dans un premier temps Shaka, une nouvelle avoine vêtue présentant un profil agronomique complet. « Elle offre un excellent rendement, un poids spécifique très élevé et une bonne tenue. C’est une avoine tardive à la paille longue qui profite de toute la saison de croissance », poursuit l’agronome. Comme second choix, Lyne Beaumont opte pour le MC 5230TF, une nouveauté chez Maizex qui fait une entrée remarquée dans le marché du canola. « C’est un hybride à haut rendement qui se distingue au champ par sa vigueur printanière. Sa résistance à l’égrenage supérieure le place en tête du peloton pour le battage debout ou l’andainage tardif. C’est un canola qui peut passer à travers toutes les péripéties », conclut Lyne Beaumont.  


Mylène Desautels, Synagri

Mylène Desautels, experte en céréales et analyste en semences chez Synagri, propose d’emblée AAC Lockie, une avoine blanche développée pour le marché canadien. « C’est une variété adaptée à toutes les zones du Québec qui offre un bon rendement en amande et un bon niveau de bêta‑glucane. Elle présente des caractéristiques agronomiques très similaires à l’avoine AAC Nicolas. Comme son amande est blanche, cela lui permet d’avoir des débouchés intéressants pour le gruau et pour le marché alimentaire. » Comme second choix, Mylène Desautels suggère le Major, un blé de printemps performant dans tous les types de sols et dans toutes les zones, avec une résistance à la fusariose de l’épi. « C’est un blé passe-partout qui performe avec n’importe quel type de régie, que ce soit intensive, conventionnelle ou même biologique. » 


Jean Goulet, Semican

Le vice-président à la recherche chez Semican, Jean Goulet, présente dans un premier temps le Beloukha, un blé panifiable. « C’est un blé de printemps doté d’un rendement impressionnant jumelé à une bonne tolérance à la fusariose et à une tenue exemplaire. Il répond bien à tous les types de cultures : biologique, conventionnel ou intensif. » Dans un deuxième temps, Jean Goulet opte pour AAC Synergy, un cultivar d’orge de printemps nue à deux rangs. « C’est une variété brassicole qui se caractérise par un rendement élevé, une facilité de récolte et une performance brassicole au sommet. AAC Synergy présente une excellente combinaison de caractères agronomiques, et sa résistance à la maladie de même qu’une qualité brassicole désirable devraient en faire un cultivar apprécié des agriculteurs comme des brasseurs », ajoute Jean Goulet.


Tanguy Lozac’h, William Houde

Du côté de William Houde, Tanguy Lozac’h propose le blé de printemps Agora, une variété adaptée à toutes les zones. « Agora allie bon rendement et qualité boulangère. Il a une protéine élevée, une excellente tenue au champ et une très bonne tolérance à la verse », souligne l’agronome. Comme second choix, le représentant de William Houde opte pour le SU Perspective, un seigle hybride bien adapté à toutes les zones. « C’est un cultivar qui a remplacé le SU Cossani qu’on vendait depuis quelques années. Il offre un super rendement et une superbe survie à l’hiver, sans compromis sur le rendement de la paille. L’avantage du seigle hybride, c’est qu’on peut le semer moins fort que le seigle conventionnel tout en ayant un meilleur potentiel de rendement », conclut Tanguy Lozac’h.