Les stocks restants de pommes de terre, dans les entrepôts du Québec, qui sont évalués à 4,07 millions de quintaux, se situent à peu près dans la moyenne des cinq dernières années. Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantLes difficultés qu’ont connu les producteurs de pommes de terre pour exporter leurs produits aux États-Unis, à l’automne, ont somme toute eu peu de répercussions sur les ventes totales de ce légume, jusqu’ici, gracieuseté des consommateurs locaux, qui, eux, ont mangé beaucoup de patates du Québec, surtout dans le temps des Fêtes.
C’est ce que constate l’agroéconomiste Sébastien Brossard, après avoir analysé les inventaires de légumes entreposés à l’échelle de la province pour le compte des Producteurs de pommes de terre du Québec.
« Il y a de bonnes nouvelles pour le marché local. Les grandes chaînes d’alimentation ont mis de bonnes promotions au bon moment et la clientèle a été au rendez-vous tout le temps des Fêtes », constate-t-il, estimant que les ventes de la deuxième partie du mois de décembre ont presque compensé l’écoulement plus lent de l’automne. D’ailleurs, les stocks restants dans les entrepôts, évalués à 4,07 millions de quintaux, se situent à peu près dans la moyenne des cinq dernières années pour janvier. Les stocks de départ, en novembre, étaient également garnis à des niveaux habituels, précise-t-il.
Concernant la faible demande de l’automne aux États-Unis, Sébastien Brossard estime que ce sont surtout les grosses récoltes en Idaho qui sont venues engorger le marché, générant un surplus d’offres au-delà de la frontière. Le Manitoba avait aussi beaucoup de pommes de terre à écouler, après une année de forts rendements, et est probablement venu faire concurrence au Québec sur le marché de l’exportation aux États-Unis, présume par ailleurs l’agroéconomiste.