Le Règlement sur les exploitations agricoles impose un moratoire sur l’accroissement des superficies en cultures dans les bassins versants dégradés. Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantLes attentes sont élevées pour le Congrès 2025 de l’Union des producteurs agricoles (UPA), alors que Donald Martel, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec ainsi que son homologue à l’Environnement, Bernard Drainville, fouleront les planches pour s’adresser aux producteurs agricoles. Le ministre canadien de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Heath MacDonald, sera également de passage.
Le président de l’UPA, Martin Caron, s’attend donc à de « grandes annonces », notamment concernant le Règlement sur les exploitations agricoles (REA), qui impose un moratoire sur l’accroissement des superficies en cultures dans les bassins versants dégradés. « C’est un dossier provincial qui traîne depuis 21 ans et ça fait 21 ans que les producteurs revendiquent des changements. Dans les dernières années, l’UPA s’est impliquée. On avait eu des consultations, il y a deux ans, et ça ne faisait vraiment pas l’affaire des producteurs agricoles, parce qu’on nous ramenait dans la paperasse administrative encore plus. Depuis, on a pu faire nos demandes, donc j’espère qu’on aura des engagements des ministres par rapport à ça », a-t-il mentionné en entrevue avec La Terre.

L’organisation souhaite également des changements pour alléger le fardeau administratif encadrant les activités en zone agricole. L’une des voies envisagées pour y arriver est de faire reconnaître les producteurs agricoles comme des professionnels, « pour qu’ils ne soient pas obligés de demander systématiquement une autorisation ministérielle chaque fois qu’ils veulent faire des travaux », donne en exemple M. Caron.
Outre le règlement sur le plan de financement de l’UPA, qui sera débattu lors de la rencontre, plusieurs autres grands dossiers agricoles et forestiers feront partie des discussions, dont celui de la tarification québécoise sur le carbone, que l’UPA considère comme une menace à la compétitivité du secteur agricole. La relève, la main-d’œuvre, la rentabilité des entreprises, l’autonomie et la sécurité alimentaire, de même que les incohérences dans les règles encadrant les produits importés de l’étranger, qui ne répondent pas aux mêmes normes environnementales ou de qualité que celles imposées localement, sont parmi les autres sujets au menu de ce 101e congrès.