L’effet des haies brise-vent sur la santé des sols était étudié par les chercheurs d’AAC chez le producteur laitier et de grandes cultures Frédérick Alary, dans les Laurentides. Photo : Gracieuseté de Frédérick Alary
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S'abonner maintenantL’annonce de l’abolition progressive du programme de Laboratoires vivants a suscité de la déception dans le milieu agricole. « Je trouve ça vraiment désolant que ça ne soit pas reconduit », mentionne le producteur laitier Frédérick Alary, dont la ferme de Sainte-Sophie, dans les Laurentides, compte parmi les 72 exploitations agricoles participant au Laboratoire vivant – Racines d’avenir. « C’était une excellente approche. Pour une fois qu’il y avait des études qui étaient faites en collaboration avec les experts et les producteurs, que ce n’était pas juste des études qui étaient faites en laboratoire, mais c’était directement sur le terrain », fait valoir celui chez qui les chercheurs évaluaient la séquestration du carbone dans les racines des haies brise-vent, ainsi que la biomasse racinaire dans les cultures de couverture. « Les résultats, c’était à long terme; ce n’était pas à court terme. Quand tu fais un changement en agriculture, ce n’est pas dans les prochains mois que tu le vois; c’est au fil des ans. Et là, si [le programme] disparaît, il n’y aura pas de suivi ou très peu de suivi et c’est là qu’on va perdre des données et qu’on risque de passer à côté de quelque chose », indique le producteur qui aurait voulu connaître les effets des pratiques adoptées sur un horizon de 20 ans. L’Union des producteurs agricoles, qui coordonnera ce laboratoire vivant jusqu’en 2028, a qualifié l’annonce de décevante, car en plus de permettre au producteur de prendre part au processus, les connaissances qui découleront des résultats de recherche seront bénéfiques pour tout le secteur agricole.