L’agricultrice Nicole Pouliot est la première gagnante du prix Coup de cœur Valérie-Fortier. Photos Ariane Desrochers/TCN
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S'abonner maintenantDRUMMONDVILLE – Il y avait foule sur scène, le 18 octobre, lorsque Nicole Pouliot, de la Ferme Jalico, est montée pour y recevoir le prix Coup de cœur Valérie-Fortier. C’est que dans l’émotion, la nouvelle présidente des Agricultrices du Québec, Véronique Guizier, a insisté pour être accompagnée par tout son conseil d’administration, le personnel de l’organisation et même le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Martin Caron, pour remettre ce prix à la mémoire de sa prédécesseure, disparue tragiquement à la fin août.
Nicole Pouliot, copropriétaire d’une ferme de grandes cultures de Saint-Adelphe, en Mauricie, a donc reçu ce prix parce qu’elle s’est distinguée par sa capacité à concilier le développement de son entreprise, son engagement dans la communauté et toutes ses autres activités. « Comme avait su le faire notre amie Valérie », a précisé Barbara Paquet, l’animatrice du Gala Agricultrices du Québec 2025, organisé à Drummondville.
Plus tôt dans la soirée, Andrée-Anne Fisette, de la Ferme St-Élie, à Sherbrooke, en Estrie, a décroché le prix Femme entrepreneure – Dimension E. Au micro, elle a raconté avoir acheté sa ferme maraîchère cinq ans plus tôt, après avoir vu une annonce dans le journal.
Il y a six mois, j’ai dit à notre nouvelle présidente que j’avais le syndrome de l’imposteur. Je ne récolte pas vraiment, je ne sème pas vraiment, je suis à la ferme tous les jours. Oui, je prends des décisions, mais sans plus. Je suis maman, je suis comptable, je suis gestionnaire, je suis une amie. Et elle m’a dit : “Ben, c’est ça, être une agricultrice, Andrée-Anne. Tu ne pourrais pas mieux faire.” Et aujourd’hui, vous me confirmez que j’avais raison et qu’elle avait raison.

Le prix Rayonnement – Perspective+, quant à lui, a été remis à Lise Tremblay, de la Ferme Fatran, à Saint-Liboire, en Montérégie-Est. « C’est important de s’impliquer et d’y aller à la hauteur de ce qu’on est capable de faire, a affirmé la productrice avicole et céréalière. Ça m’a souvent sorti de ma zone de confort, mais j’ai osé et ça m’a rapporté énormément personnellement. Ç’a rapporté beaucoup à l’entreprise aussi, toutes les connaissances et les expertises que je suis allée chercher à l’extérieur de la ferme. Ça rapportait toujours au niveau humain, social et monétaire. »
Marianne Langlais, des Anarchoux, de Chambord, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, a remporté le prix Clin d’œil à la relève, tandis qu’un hommage surprise a été rendu à Céline Bélanger, de la Ferme Rochalain, de Saint-Albert, dans le Centre-du-Québec.

Enfin, le projet « Les femmes, elles opèrent! », du Centre d’emploi agricole de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec, s’est vu décerner le prix Allié, pour avoir facilité l’intégration de femmes sans emploi, grâce à une formation gratuite, et pour avoir combattu du même coup les stéréotypes de genre.