Politique 12 septembre 2025

Réactions face au départ d’André Lamontagne

Le départ d’André Lamontagne du conseil des ministres, en raison de son intention de ne pas se présenter aux prochaines élections provinciales, a suscité des réactions mitigées dans le milieu agricole.

Les hommages envers lui ont été nombreux sur les réseaux sociaux. Dans une publication Facebook dans laquelle le député de Johnson souligne l’honneur et le privilège d’avoir été ministre de l’Agriculture, plusieurs producteurs et intervenants du milieu agricole l’ont décrit comme un homme d’action et de terrain, désireux de comprendre le monde agroalimentaire et toujours prêt à aider dans la mesure du possible. 

Plusieurs regroupements de producteurs, tels que l’Union des producteurs agricoles, la Fédération de la relève agricole et les Producteurs de grains du Québec, ont souligné la disponibilité et l’écoute de l’ancien ministre. Ils ont également mentionné les nombreuses réalisations qui ornent sa feuille de route. 

En plus de mettre en œuvre deux politiques bioalimentaires, cet ancien épicier, fils du cofondateur d’IGA, a eu parmi ses chevaux de bataille la réduction de la lourdeur administrative avec laquelle les producteurs sont contraints de composer, notamment en collaboration avec le ministère de l’Environnement. Il a mis sur pied le Plan d’agriculture durable 2020-2030 et un programme visant à rétribuer les bonnes pratiques agroenvironnementales. Le ministre a également réformé la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles et participé à la mise en œuvre, sur la scène fédérale, d’un code de conduite des épiciers afin de mieux encadrer les pratiques commerciales entre fournisseurs et détaillants.

Le départ du ministre Lamontagne est toutefois applaudi par le président de la Fédération de l’UPA de Capitale-Nationale–Côte-Nord, Yves Laurencelle. « Il n’a jamais voulu reconnaître qu’il y avait des disparités entre faire de l’agriculture dans les régions périphériques et dans les régions centres. Moi, je n’ai rien contre mes confrères des régions centres, mais il faut qu’il reconnaisse que pour faire de l’agriculture dans les régions périphériques, ça prend de l’adaptation des programmes », a affirmé M. Laurencelle.