Politique 21 août 2025

Une bonne première politique, mais plus d’argent demandé pour la deuxième

Le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ) se dit satisfait des avancées permises par la première politique bioalimentaire du Québec. Selon Sébastien Nadeau, vice-président et chef des opérations, le ministère de l’Agriculture du Québec a premièrement réussi à faire collaborer les différents secteurs d’activité afin de mettre en place une ligne directrice commune. Les programmes gouvernementaux ont bel et bien permis à des entreprises d’accroître la présence des produits québécois sur les tablettes, et d’autres programmes associés à la politique ont amené des entreprises de transformation à perfectionner leurs recettes et à améliorer leur productivité, observe M. Nadeau.

Le fait que son association, qui regroupe 80 % du volume annuel d’affaires d’une industrie alimentaire de plus de 35 G$, soit également consultée dans le cadre de l’élaboration d’une deuxième politique bioalimentaire est un aspect très positif, dit-il.

Il reste le côté financier. Ça prend des moyens pour que les ressources puissent livrer les ambitions. Les recommandations qu’on a faites, c’est qu’il faudrait 50 M$ par année pendant 5 ans pour nourrir les programmes de productivité qui amélioreront la compétitivité.

Sébastien Nadeau

Il fait le pari que si les entreprises sont compétitives, la croissance et la relève suivront. « C’est une roue qui tourne », assure M. Nadeau.

Ses membres font néanmoins état de marges bénéficiaires de plus en plus faibles, que ce soit en raison du coût élevé de la main-d’œuvre québécoise, des intrants, des tarifs douaniers, etc. Un fonds du gouvernement consacré au soutien des entreprises de transformation serait également souhaitable, fait valoir M. Nadeau, sans chiffrer davantage une telle proposition.