La présentation du Dr Ghislain Hébert vise à expliquer en détail la conception idéale de la cour et du poulailler permettant une application optimale des normes de biosécurité actuellement en vigueur. Photos : Gracieuseté de l’EQCMA
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S'abonner maintenantL’Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles (EQCMA) a profité le 29 mai dernier de la tenue de l’assemblée générale annuelle de l’Association des ingénieurs en agroalimentaire du Québec pour offrir à ses membres une formation portant sur les nouveaux protocoles de biosécurité.

Offerte par le Dr Ghislain Hébert, cette présentation visait à expliquer en détail la conception idéale de la cour et du poulailler permettant une application optimale des normes de biosécurité actuellement en vigueur. « L’objectif, c’était d’outiller les ingénieurs dans leur travail quotidien pour qu’ils puissent bien orienter les producteurs qui sollicitent leurs services », explique le médecin vétérinaire.
Les changements aux protocoles touchent particulièrement les points d’accès contrôlés (PAC) donnant accès à la Zone d’accès contrôlé (ZAC) ou à la Zone d’accès restreint (ZAR), c’est-à-dire la cour et le poulailler en tant que tels.
Dans un premier temps, l’EQCMA a identifié les activités susceptibles d’entraîner des contaminations croisées dans la cour et les solutions pour y remédier. « Tout d’abord, l’accès au site de production devrait être direct et non pas passer par la cour de la maison, par exemple. Aussi, on suggère que le stationnement pour les visiteurs et les employés soit à l’extérieur de la cour du poulailler pour éviter que plusieurs véhicules qui ne sont pas nécessaires à la production quotidienne circulent dans cet espace-là », poursuit le Dr Hébert. À propos du bac d’équarrissage et du camion chargé de le transvider, l’EQCMA suggère qu’il soit localisé en dehors de la ZAC.
Entrée danoise
Au niveau de la ZAR, l’EQCMA a présenté un schéma décrivant en détail comment devrait être configurée l’entrée danoise (zone sale, zone de transition et zone propre) des poulaillers. « Souvent, l’entrée du visiteur et du personnel se fait par le même accès que celui qui sert à transporter l’équipement, les œufs ou les cadavres d’oiseaux. On propose que les équipements et le matériel, les œufs et les cadavres d’oiseaux aient leur propre entrée pour ne pas contaminer la zone de transition conçue pour l’entrée du personnel », suggère le médecin vétérinaire.
Bien consciente que ces propositions n’ont pas un statut obligatoire, l’EQCMA souhaite tout de même que le maximum d’éleveurs les applique.
Les producteurs peuvent utiliser nos documents pour orienter leurs nouvelles constructions ou même optimiser celles déjà en place. Des améliorations peuvent être apportées à des coûts assez minimes. C’est pour cela qu’on tenait à rencontrer les ingénieurs en agroalimentaire, parce qu’ils se font souvent poser des questions par les producteurs.
Rappelons que cette formation a été donnée à 20 reprises depuis décembre dernier, devant plus de 450 personnes, autant aux conducteurs de camions accédant à la ZAC qu’aux visiteurs ayant à pénétrer dans les lieux de production comme le personnel (entretien, transfert, vaccination, insémination, capture, etc.), les conseillers techniques, les auditeurs, les médecins vétérinaires et les exterminateurs.