Le verre utilisé sur les toits de la serre de la Ferme Petit Brûlé a des propriétés de transmission lumineuse de 97 %. Photos : Gracieuseté de la ferme Petit Brûlé
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantLe projet de la ferme écologique Petit Brûlé a contribué à relancer la manufacture des serres de verre par les Industries Harnois au Québec, en 2022. Après deux ans d’exploitation de la serre de 0,4 hectare, David Théorêt, copropriétaire de la ferme de Vaudreuil-Dorion, en Montérégie, estime l’expérience positive, même si les volumes produits ne permettent pas encore de rentabiliser l’investissement de 6 M$.
« Honnêtement, on n’a pas eu de défis qui étaient relatifs à la serre. Au contraire, je pense que la serre, c’est l’outil qui nous a aidés. Les défis ont été ailleurs que la serre », se contente d’indiquer celui dont l’entreprise est en démarrage depuis 2021.
Par ailleurs, sa cheffe de culture, Julie Hamelin, dit voir une énorme différence en matière de transmission lumineuse par rapport à une serre faite en polyéthylène (plastique). Rappelons que pour ce projet, Harnois a trouvé un fournisseur polonais dont le verre, utilisé sur les toits, a des propriétés de transmission lumineuse de 97 %. Les effets sont notables sur la vigueur des plants de tomates, d’aubergines, de concombres, de poivrons, de laitues et de haricots qui y poussent actuellement sous régie biologique.
Le verre améliore également la gestion des maladies.
Des fois, dans les serres de plastique, au niveau du taux d’humidité, la condensation sur les parois, ça peut créer des problématiques de champignons, tandis que là, on a des gouttières dans le fond. La façon dont la serre est faite, ça va vraiment s’écouler sur les murs ou dans les gouttières. Tu sais, il n’y a pas de grosses accumulations et [moins de maladies].

Toutefois, David Théorêt estime que la superficie de 0,4 hectare est un peu petite pour que le volume produit justifie l’investissement de 6 M$. « Dans notre cas, c’était notre première expérience en serriculture, alors on a fait 0,4 ha avec une vision qu’il faudrait agrandir dans le futur, et on est contents […] d’avoir démarré avec 0,4 ha, mais si vous me posez la question, et pour être vraiment transparents, pour justifier l’investissement, ça prend plus grand », soutient-il.
Le vice-président des Industries Harnois, Yves Dubé, indique d’ailleurs que les projets en cours chez Vermax, la filiale de sa compagnie qui se spécialise dans la fabrication des serres de verre, sont plutôt institutionnels. Il nomme entre autres le centre de recherche Carrefour industriel et expérimental de Lanaudière et l’Université du Québec à Trois-Rivières.
