La serre de verre de Vegpro contribue à maintenir un microclimat peu énergivore à l’intérieur de la serre et à maximiser la photosynthèse. Photos : Myriam Laplante El Haïli/TCN
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S'abonner maintenantLes Industries Harnois ont déposé une série de brevets mondiaux pour protéger la propriété intellectuelle des technologies que l’entreprise a développées et intégrées à la serre de Vegpro International, inaugurée le 30 avril. Le vice-président de l’organisation, Yves Dubé, estime que ces technologies brevetées permettront à la production québécoise en serre d’atteindre la carboneutralité.
On a développé des technologies environnementales et thermales qui sont vraiment uniques et qui devraient générer, dans le futur, des impacts importants sur les projets.
Lors de l’inauguration de sa nouvelle serre de verre de 5,2 ha, à Saint-Patrice-de-Sherrington, le président-directeur général de Vegpro, Anthony Fantin, a mentionné que la production intérieure de laitue permet de réduire la consommation d’énergie de 20 à 30 % par rapport à la production en champs, dans laquelle l’entreprise est spécialisée au Québec, en Colombie-Britannique et en Floride.
Pour ce faire, les équipes de Harnois sont parvenues à maintenir un microclimat peu énergivore à l’intérieur de la serre, notamment en ayant recours à l’utilisation d’une serre de verre qui permet un gain de luminosité de 15 % (par rapport à une serre de plastique) et qui maximise la photosynthèse. « On peut, jusqu’à un certain point, dépendamment des saisons, avoir une serre qui est complètement fermée, indique M. Dubé. En étant fermée, l’utilisation du CO2 devient maximum, alors il y a très peu d’air [dans la serre]. On contrôle l’entrée de l’air par une pression positive. […] Alors que le climat de la serre en bas est parfait, la température dans le sommet de la serre est fixe, donc on vient l’attraper sous pression, puis on ouvre très, très, très peu les fenêtres juste pour faire sortir cet excédent de chaleur-là et créer un appel d’air, [ce qui permet] à la photosynthèse d’être active le plus longtemps possible », dit-il.

Lire la photosynthèse par caméra
Harnois développe également une caméra qui sera en mesure de « lire » la photosynthèse en continu. Par colorimétrie, la caméra évaluera l’activité des cellules des feuilles. « Des algorithmes développés vont être en mesure de venir jouer sur tous les facteurs qui vont venir influencer la photosynthèse pour la garder optimale. C’est probablement la technologie du futur que moi, présentement, je trouve qui est le plus wow », souligne Yves Dubé.
Cette technologie promet d’accroître considérablement les rendements. Vegpro devrait être la première entreprise à la tester.