Bovins 1 mai 2025

La prévention, un message à marteler

Dans les fermes bovines comme ailleurs, un accident est si vite arrivé. C’est ce que démontrent les ­statistiques de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Près de 700 lésions et trois décès ont été dénombrés, entre 2019 et 2023, dans les entreprises d’élevage de bovins inscrites à la CNESST. 

Dans le lot, près de la moitié des lésions (47 %) ont été causées par un contact avec un objet ou un équipement, selon les données transmises. Certains producteurs se sont, par exemple, retrouvés coincés entre deux pièces de machinerie, tandis que d’autres ont reçu un coup porté par un objet tombé de la ­mezzanine d’un garage. 

Stéphane St-Pierre

« La prévention, c’est un travail de longue haleine, estime Stéphane St-Pierre, ­conseiller-coordonnateur Ressources humaines et Santé sécurité du travail à la Fédération de l’UPA du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Il faut toujours marteler le message. »

D’autant plus que les facteurs de risques sont nombreux. Et ils sont partout. Comme pour l’ensemble des fermes, l’étable, les silos, les fosses à fumier, ainsi que l’utilisation des pesticides et autres produits toxiques présentent chacun leur lot de risques. Mais dans une ferme bovine, la taille des animaux incite également à la plus grande prudence lors de leur manipulation. « Les bêtes commandent le respect par elles-mêmes. Et les reproducteurs, encore plus », relève Stéphane Beaudoin, agronome et président de Gestbeau, une entreprise spécialisée dans les questions de bien-être animal. 

Paul Doyon

Le premier vice-président de l’UPA, Paul Doyon, également responsable du dossier prévention, affirme être « secoué » chaque fois qu’un accident de ferme est rapporté dans les médias.

Parfois, il y a des accidents avec de la machinerie, d’autres fois, ce sont des intoxications avec des gaz d’ensilage ou des vapeurs dans des préfosses à lisier, dit-il. Différents risques viennent avec ce métier-là.

Paul Doyon

Dans les circonstances, M. Doyon rappelle que différentes formations sont offertes et qu’il est possible de faire appel à l’expertise des préventionnistes de l’UPA. Pourquoi ne pas s’en prévaloir?