Depuis quelques années, Lactanet redouble d’efforts pour adapter ses outils à la nouvelle réalité technologique et démontrer que ses services ont encore une plus-value.
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S'abonner maintenantLe contrôle laitier a évolué au fil du temps. Au Québec, il est devenu une incontournable source de données servant au développement d’outils de gestion. Voici quelques moments marquants de son histoire.
1905 : début du contrôle laitier au pays
Les origines du contrôle laitier au Canada remontent à 1905, avec la création, par le gouvernement fédéral, du programme ROP (Report on Production). Par l’entremise de ce système de contrôle laitier national, on veut recueillir des données à la ferme à des fins d’amélioration des races du bétail. Pour faire le commerce d’animaux, des données vérifiées et certifiées peuvent ainsi être présentées aux acheteurs.
Années 1950-1960 : des contrôles provinciaux
Des programmes de contrôle laitier provinciaux émergent, en parallèle aux activités du ROP.
1966 : création du PATLQ
Au Québec, le Dr John Moxley, de l’Université McGill, fonde le Programme d’analyse des troupeaux laitiers du Québec (PATLQ), qui est en quelque sorte l’ancêtre de Valacta. Avec la création de cette entité, on veut recueillir des données laitières plus complètes, par l’entremise d’un contrôle laitier, pour assurer une meilleure gestion de troupeau, et non plus seulement pour l’avancement de la génétique. Avec le temps, des équipes de conseillers de plus en plus spécialisés sont mises en place pour mieux accompagner les producteurs dans leurs décisions de régie de troupeau, notamment pour l’alimentation des animaux.
Années 1980-1990 : forte adhésion des fermes
L’adhésion des fermes au contrôle laitier est en forte croissance. Au Québec, avec les efforts de conscientisation du PATLQ et du Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ), les producteurs comprennent l’importance d’avoir des données de production laitière fiables pour les soutenir dans leurs décisions de gestion et pour l’amélioration de la génétique des animaux. Ils développent un fort sentiment d’appartenance envers cette expertise québécoise en évolution. L’avancement technologique en matière de génétique, qui est fulgurante avec l’arrivée de l’informatique et des capacités logicielles, est assuré par une entité nationale, le Réseau laitier canadien, à qui les organisations provinciales de contrôle laitier, dont le PATLQ, envoient des données.
2006 : création de Valacta
Le PATLQ devient Valacta. En plus d’assurer le contrôle laitier au Québec, la nouvelle entité intègre un centre d’expertise et de recherche en services-conseils reconnu par le ministère de l’Agriculture du Québec. Au fil du temps, des compétences et des outils de plus en plus poussés et diversifiés s’y développent en matière de gestion de troupeau. Le contrôle laitier ne sert plus juste à prodiguer des conseils en alimentation, mais aussi pour
le bien-être animal et pour assurer une rentabilité à la ferme.
2019 : création de Lactanet
Valacta, qui chapeaute maintenant le contrôle laitier au Québec et dans les Maritimes, fusionne avec son homologue desservant l’Ontario et les provinces de l’Ouest, CanWest DHI, ainsi qu’avec le Réseau laitier canadien, soit l’entité nationale qui assure le développement génétique des animaux. Ils forment un partenariat sous l’égide de Lactanet. Le nombre de fermes laitières a diminué au Canada et on cherche à optimiser les activités de contrôle laitier au niveau national et à regrouper les compétences. Au Québec, Valacta conserve sa vocation de centre d’expertise pour le développement d’outils de gestion de troupeau laitier.