Les fournisseurs de machinerie suivent également la guerre tarifaire de près, car l’imposition de contre-tarifs par le Canada pourrait les affecter. Photo : Gracieuseté du CQPF
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S'abonner maintenantLa guerre tarifaire avec les États-Unis n’inquiète pas que les producteurs et exportateurs de foin de commerce. Les fournisseurs de machinerie suivent également la situation de près.
Certaines pièces d’équipements importées des États-Unis, comme les faucheuses et les couteaux à foin, seraient visées par les contre-tarifs imposés par le Canada. Mais la situation est loin d’être claire. Les items ciblés varient selon les listes consultées.
Quel effet cela aura-t-il sur les ventes? « L’incertitude est palpable, mais il est trop tôt pour quantifier l’impact réel que cela aura sur l’industrie », a réagi brièvement le directeur de territoire du manufacturier d’équipements agricoles Krone, Patrice Déry.
« Il y a une hésitation de la clientèle liée à la situation économique », affirme pour sa part le directeur de territoire chez Kubota, Jonathan Tougas.
« Ce qui nous fait mal, c’est l’incertitude », renchérit Vincent Audet, gérant de territoire pour le constructeur de machineries agricoles Kuhn. Celui-ci préside également le Conseil québécois des plantes fourragères (CQPF). Malgré tout, M. Audet tente de demeurer positif. « Je ne crois pas que ça va être la catastrophe, avance-t-il. Oui, les agriculteurs québécois achètent beaucoup de machines des États-Unis, mais beaucoup de produits viennent aussi d’Europe. Chez Kuhn, au Canada, les produits européens représentent une grosse partie de nos ventes. »
Le gérant de territoire affirme par ailleurs que les inventaires actuels de produits sont importants. « On va être capable de servir nos clients pour la saison sans problèmes, calcule-t-il. Si la situation peut être réglée en quelques semaines plutôt qu’en quelques années, on ne sera pas trop affectés. Mais si on traîne ça pendant quatre ans, ça va être plus rough… »