Dans une envolée verbale, le président des PPTQ, Francis Desrochers, a déploré que des producteurs ne voient pas d’inconvénient à risquer de contaminer les champs de leurs confrères avec le virus Y. Photo : Caroline Morneau/TCN
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantInquiets d’une recrudescence du virus Y, nommé PVY, qui menace la culture de semences de pommes de terre, l’assemblée a demandé, par voie de résolution, que tous les producteurs qui cultivent dans les zones protégées par Québec soient soumis aux mêmes règles de biosécurité.
Actuellement, les producteurs de semences destinées à être commercialisées doivent suivre des normes strictes dans certaines zones de culture régies par le gouvernement. À titre d’exemple, des contraintes à la vente sont appliquées si un lot de tubercules est contaminé par le virus Y à plus de 2 %, ce qui oblige les producteurs à tester leurs lots avant de les mettre en terre.
Par contre, les agriculteurs qui produisent de la semence destinée à leur propre production de pommes de terre ne sont pas tenus de suivre ces règles, même s’ils sont en zone protégée. Pour limiter les risques de propagation d’un champ à l’autre, des producteurs de semences commerciales du Lac-Saint-Jean ont proposé une résolution demandant à ce que tous les producteurs qui cultivent dans ces zones soient soumis aux mêmes exigences.
Avant d’être adoptée, la résolution a donné lieu à un long débat. Certains producteurs de pommes de terre ne jugent pas nécessaire de faire tester leurs tubercules, estimant que l’inspection visuelle à laquelle ils sont sujets est suffisante. Dans une envolée verbale, le président des Producteurs de pommes de terre du Québec (PPTQ), Francis Desrochers, a déploré que des agriculteurs ne voient pas d’inconvénient à risquer de contaminer les champs de leurs confrères.
« C’est ça que je veux changer, cette mentalité-là, d’être couleuvre et de ne pas vouloir faire d’effort pour le bien-être de l’industrie, s’est-il insurgé. Il y a un minimum à faire. Il y en a qui ne l’ont pas fait, le minimum, et il y a des régions où ç’a un impact. Moi, ça vient me chercher. Je trouve ça plate qu’il y ait un manque de respect entre producteurs. »
Hausse des contributions
Considérant la situation financière « fragilisée » des Producteurs de pommes de terre du Québec et considérant que la dernière hausse remonte à 2018, l’assemblée a voté à l’unanimité en faveur d’une augmentation progressive des contributions des producteurs, au cours des prochaines années. En 2026, 2027 et 2028, une hausse de 5 % par année sera appliquée. À partir de 2029, l’augmentation annuelle sera de 2,6 %, suivant l’indice des prix à la consommation. La stratégie d’« augmentation progressive » vise à minimiser l’incidence sur le budget des fermes. Elle se traduira par un montant de 600 $ de plus par année pour une ferme moyenne de 150 hectares.