La directrice générale, Maryse Hénault-Tessier, demeure optimiste pour l’avenir du musée. Photo : Maurice Gagnon
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S'abonner maintenantSitué à La Pocatière, le Musée québécois de l’agriculture et de l’alimentation fait face à une situation financière difficile. Confrontée à un déficit de 32 000 $ pour l’année 2023-2024 et à une stagnation du financement public, l’institution a décidé de mettre en place une réorganisation de ses ressources humaines et de ses activités pour éviter que la situation ne se dégrade davantage. Les coûts de fonctionnement augmentent, mais les subventions restent les mêmes, déplore la directrice générale, Maryse Hénault-Tessier.
Malgré une croissance continue de sa clientèle – passant de 1 700 visiteurs en 2022-2023 à près de 4 000 pour 2024-2025 – ainsi qu’un renforcement de son rayonnement régional ces dernières années, le musée se trouve désormais sans les ressources nécessaires pour maintenir cette dynamique, précise-t-elle.
La réorganisation envisagée inclut une réduction du nombre de postes et une révision des heures d’ouverture, particulièrement durant les périodes de faible affluence. « Deux postes contractuels ne seront pas renouvelés, et les réductions auront un impact direct sur quatre postes permanents, dont deux seront supprimés. Les deux autres postes verront une réduction de leurs heures », explique Mme Hénault-Tessier. Toutefois, elle assure que la qualité des expositions ne sera pas affectée. La programmation pour l’été et l’automne 2025 sera communiquée prochainement.
Philippe Dubé, président du conseil d’administration, a exprimé sa déception face à ces décisions : « C’est avec un immense regret que nous devons prendre ces mesures, mais nous n’avons pas d’autre choix, à la lumière de nos prévisions budgétaires. » Selon lui, ces ajustements, notamment les coupes dans les effectifs et la réduction des horaires d’ouverture, sont nécessaires pour éviter d’aggraver le déficit à l’avenir.
Recherche de nouvelles sources de financement
En raison d’une baisse des revenus, notamment ceux générés par des événements comme les journées gratuites des premiers dimanches du mois, le musée cherche à diversifier ses sources de financement.
Nous souhaitons établir des partenariats locaux et développer des initiatives philanthropiques pour compenser les pertes financières.
De plus, le musée explore de nouvelles avenues pour générer des revenus, comme la location de ses salles, et mise sur l’implication des bénévoles pour soutenir ses activités.
Malgré ses difficultés, le projet de relocalisation du musée, entamé il y a quelques années, reste d’actualité. La réflexion sur l’avenir de sa mission est toujours en cours, elle aussi.
Maryse Hénault-Tessier demeure optimiste face à cette situation : « Nous nous engageons dans une révision en profondeur pour dessiner un avenir à la mesure de nos ambitions et de nos moyens face aux enjeux qui confrontent notre société. »