Politique 28 février 2025

Un accord de libre-échange potentiellement caduc, selon Charest

De son point de vue de membre du Conseil du premier ministre sur les relations canado-américaines, Jean Charest croit qu’il faut se préparer à la fin de l’accord de libre-échange avec les États-Unis.

« C’est un enjeu réel », estime l’ancien premier ministre du Québec, qui était en visite à l’UPA, le 24 février, pour exposer les conséquences potentielles d’une guerre commerciale avec les Américains. 

« Moi, au début, je faisais partie de ceux qui pensaient qu’il fallait renégocier les accords le plus rapidement possible. Honnêtement, aujourd’hui, je n’en suis pas sûr », ajoute-t-il. 

Advenant l’imposition de tarifs, M. Charest estime que le Canada n’aura pas intérêt à se rasseoir avec les Américains, parce que l’entente commerciale sera « à toute fin pratique, caduque ».

S’ils nous réinvitent à la table [en disant qu’ils n’imposent pas de tarifs], il faudra qu’on ait une idée très claire de ce qu’on va chercher et de ce qu’on risque de perdre.

Jean Charest

Champagne réitère qu’il protégera la gestion de l’offre

Le président des Producteurs de lait du Québec, Daniel Gobeil, a demandé au ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne, de rassurer les producteurs sur la capacité de « Team Canada » à gérer Donald Trump, dans un contexte de Parlement prorogé, de course à la chefferie du Parti libéral et d’élections à venir.

« Nous, on a nos négociateurs prêts. On a notre plan de travail prêt », a assuré M. Champagne. « Pour les Américains, c’est très clair, les canaux de communication », a-t-il affirmé.

Ce dernier a par ailleurs réitéré que son gouvernement allait défendre la gestion de l’offre, reconnaissant que « la pression sera plus forte cette fois-là » que lors de la dernière négociation d’entente de libre-échange.