Porcs 14 février 2025

Des marges bénéficiaires négatives pour la production porcine

Les prix obtenus par les éleveurs porcins québécois pour leurs animaux en 2022 et 2023 n’ont pas compensé la hausse de leur coût de production, selon un rapport publié le 4 février par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Ce dernier souligne qu’en 2019 et 2020, une part de 66 % des revenus engendrés par les éleveurs sert à couvrir les dépenses les plus importantes dans le secteur porcin, soit celles de l’alimentation animale et les achats de bétail. La part de ces coûts a toutefois augmenté à 72 % en 2022 et à 73 % en 2023, en raison de divers facteurs, dont la flambée des prix des matières premières, la pénurie de main-d’œuvre et la hausse des taux d’intérêt. 

Avec l’ajout des autres dépenses liées à la production, le total des dépenses par rapport aux revenus du marché a atteint 103 % en 2022 et 106 % en 2023, calcule le MAPAQ, ce qui a entraîné des marges bénéficiaires négatives pour le secteur de -3 % en 2022 et de -6 % en 2023. 

Entre 2019 et 2021, le secteur porcin montrait déjà « de faibles marges bénéficiaires d’environ 3 % », rappelle le MAPAQ, qui s’est basé sur des informations provenant du Programme des données fiscales agricoles de Statistique Canada pour faire ce calcul.