L’ensemble des cultivars dans les grandes cultures a été à la hausse en 2024 par rapport à l’année précédente. Photo : Bernard Lepage
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S'abonner maintenantAidés par des conditions climatiques favorables et des superficies ensemencées à la hausse, les rendements des principales céréales lors de la saison 2024 au Québec ont surpassé ceux de l’année précédente.
Le maïs (+8 %), le soya (+9 %), le blé (+10 %), l’orge (+37 %), l’avoine (+3 %) et le canola (+6 %) ont tous terminé l’année avec des améliorations en termes de production.
« Avec 10,2 tonnes à l’hectare, le rendement du maïs au Québec a été très bon. Le record est de 10,4 tonnes, mais on a été quand même très proche », commente Ramzy Yelda, analyste principal des marchés aux Producteurs de grains du Québec.
Avec une récolte de près de 1,4 million de tonnes, la production de soya s’est avérée exceptionnelle. « Autant pour la superficie que pour le rendement, c’est un record. » La seule ombre au tableau pour Ramzy Yelda est le blé de printemps. « Nous avons eu un mois d’août très pluvieux et ça a causé des problèmes de toxine et d’indice de chute. Cela a affecté la qualité du blé de printemps. »
Compte tenu de ces productions à la hausse, on comprend que le programme d’assurance récolte de la Financière Agricole du Québec (FADQ) a connu un répit en 2024. « Nous avons eu pas mal moins d’avis de dommage par rapport à 2023. L’an dernier, on avait eu vraiment beaucoup de pluie partout au Québec, sauf en Abitibi qui avait connu un déficit hydrique », rappelle Annie Flamand, directrice Projets et pilotage en assurance à la FADQ.

Alors que 4 613 avis de dommages reliés aux cultures de céréales, maïs-grains et protéagineuses avaient été enregistrés en 2023 (en date du 31 décembre 2023) pour des indemnités de 20 millions $, seulement 3 070 avis de dommages et des indemnités de 11,9 millions $ sont à mettre au bilan de la saison 2024. « Le secteur le plus affecté cette année a été la Gaspésie/Bas-Saint-Laurent qui a manqué d’eau », explique Annie Flamand.
Une tempête nommée Debby
Évidemment, les restes de la tempête Debby qui ont déferlé sur le Québec les 9 et 10 août dernier ont entraîné des répercussions sur le programme d’assurance récolte. « Cela a causé quelques dommages dans les céréales. Les producteurs qui n’avaient pas fini de récolter ont eu de la verse ou des problèmes de toxine. Ce sont principalement les régions de la Montérégie et de Lanaudière qui ont été touchées », souligne-t-elle.
Au niveau des céréales d’automne, même si on note des régions affectées par le gel comme la Montérégie, l’Outaouais et en Chaudière-Appalaches, le bilan est en somme tout aussi positif.
« En général, cela a bien été parce qu’elles ont été capables d’être récoltées avant la fin de juillet. Elles ont pu être ainsi épargnées par Debby », conclut Annie Flamand.