L’Office canadien de promotion et de recherche pour le chanvre industriel fonctionnera de façon autonome avec son propre conseil d’administration, mais sera supervisé par le Conseil des produits agricoles du Canada. Photo : Gracieuseté de la Ferme Tournevent
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S'abonner maintenantRéunis à Montréal pour leur congrès annuel, les membres de l’Alliance commerciale canadienne du chanvre ont reçu une bonne nouvelle du gouvernement fédéral, qui a procédé à la création de l’Office canadien de promotion et de recherche pour le chanvre industriel.
« C’est une annonce incroyable : une nouvelle source de financement. Et le timing ne pouvait pas être meilleur », a dit Clarence Shwaluk, président de l’Alliance, en clôture de congrès, le 13 novembre.

Un autre administrateur du regroupement, le producteur de chanvre Guillaume Dallaire, du Lac-Saint-Jean, affirme que le nouvel office de recherche et de promotion est un game changer, surtout pour le marché de la fibre.
Le marché de la graine de chanvre va super bien, car on a une filière très structurée dans l’alimentaire, mais présentement, le secteur le plus prometteur pour la croissance, c’est la fibre. Et la recherche a été arrêtée, car on était à sec. Si je prends, par exemple, les panneaux de bois qui incorporent la fibre de chanvre, il y a eu de la recherche dans l’Ouest, mais elle a beaucoup diminué, car ce n’était plus une priorité du gouvernement.
L’Office canadien de promotion et de recherche pour le chanvre industriel fonctionnera de façon autonome avec son propre conseil d’administration, mais sera supervisé par le Conseil des produits agricoles du Canada, explique à La Terre la directrice du Conseil, Carole Gendron. Celle-ci souligne que l’Office comporte cet avantage de permettre de déposer sa candidature pour avoir accès à des programmes fédéraux, par exemple en recherche.
Guillaume Dallaire ajoute que l’Office pourra fixer un prélevé de 0,5 % sur toutes les ventes de chanvre industriel, soit les graines et la fibre, dont la cagnotte sera ensuite redistribuée aux activités de recherche et de promotion afin de développer le secteur à long terme.
Alimentation animale
L’autre demande des producteurs – qui devrait être acceptée par le gouvernement fédéral d’ici le printemps, selon M. Dallaire – concerne l’utilisation de la graine de chanvre pour nourrir le bétail. « Jusqu’à maintenant, la production de chanvre, c’est toute ou pantoute. Si elle se classe pour l’alimentation humaine, c’est super, le prix est bon, mais si tu as un problème et que la récolte est déclassée, la solution, c’est de l’envoyer au compost. Ça fait une production très risquée. »