Les travailleurs se sont régalés d’un repas créé par une chef alliant les saveurs du Québec et de l’Amérique latine : dinde aux épices mexicaines, boulettes de viande à la salsa, poutine, pâté chinois, tacos et tarte au sucre pour dessert. Photos : Gracieuseté de Complexe X Immigration
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S'abonner maintenantDire un grand merci et célébrer les cultures latino-américaine et québécoise en les fusionnant, voilà l’esprit dans lequel s’est tenue la fête de Noël du 3 décembre à Sainte-Clotilde, qui a rassemblé les travailleurs d’une dizaine de fermes de l’ouest de la Montérégie. Elle a réuni 118 travailleurs du Guatemala, du Mexique, du Pérou, de Colombie et du Salvador, de même que leurs employeurs.

C’était la première fête de Noël organisée par Complexe X Immigration, organisme né il y a à peine 15 mois. Après la création, la première chose qu’a faite la fondatrice, Sandra Cerdeline Noupeupong, a été d’aller voir les travailleurs étrangers pour leur demander comment ils se sentaient, tant physiquement que mentalement. « Ils m’ont souvent dit qu’ils ont l’impression que leur travail passe inaperçu, alors qu’ils travaillent très fort », rapporte la directrice générale, elle-même immigrante du Cameroun. Son organisme vise à instaurer des solutions concrètes pour aider les immigrants à s’épanouir au Québec et à briser leur isolement.
L’année qui s’achève a vu naître une panoplie d’activités et d’ateliers culturels, sportifs ou relatifs à la santé. La fête de Noël a eu pour point d’orgue un menu créé par une chef de la région. On y a mêlé les inspirations latino-américaines et québécoises : purée de pommes de terre et dinde aux épices mexicaines, boulettes de viande à la salsa, poutine, pâté chinois, tacos et tarte au sucre.
Nous voulions mélanger les deux, parce que c’est l’esprit de notre mission : on veut présenter le Québec, tout en appréciant les différentes cultures, dit l’instigatrice. Et c’était tellement bon!
Celle qui sortait tout juste d’une sévère pneumonie est heureuse de s’être malgré tout présentée ce jour-là. « De voir toute cette joie, ça n’a pas de prix, dit-elle. Les gens sont partis en dansant. Et ils nous ont dit : on espère que ce n’est pas un adieu! Je leur ai dit que c’était juste un début. »