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Le vice-président aux opérations de Canopée, Alexandre Maltais, pose avec le drone muni d’un épandeur d’œufs de trichogrammes pouvant contenir jusqu’à 500 000 micro-insectes. Le fournisseur de services en dronautique agricole est partenaire du projet. Crédit photo: Josianne Desjardins

Le vice-président aux opérations de Canopée, Alexandre Maltais, pose avec le drone muni d’un épandeur d’œufs de trichogrammes pouvant contenir jusqu’à 500 000 micro-insectes. Le fournisseur de services en dronautique agricole est partenaire du projet. Crédit photo: Josianne Desjardins

Pleins feux sur les avancées en agriculture biologique

Quelque 200 producteurs et intervenants ont répondu à l’invitation de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA), de Saint-Bruno-de-Montarville, pour assister à une journée de démonstrations de projets dans le secteur des grandes cultures biologiques, l’automne dernier. Voici un tour d’horizon de ce qui figurait au programme.

Les participants ont pu en apprendre davantage sur une nouvelle approche pour le moins inusitée : les lâchers de trichogrammes par drones afin de combattre la pyrale du maïs. La chenille qui se nourrit de la tige du plant est considérée comme le principal ravageur dans l’industrie du maïs sucré de transformation. 

L’idée est donc de munir les drones d’un épandeur d’œufs de trichogrammes, ces micro-insectes qui seront chargés d’éliminer l’ennemi, sans avoir recours aux insecticides. « Nous faisons des essais chez des producteurs conventionnels et biologiques. Les lâchers comptent entre 250 000 et 500 000 trichogrammes », a expliqué Laurence Jochems-Tanguay, professionnelle de recherche associée au projet.

Cette méthode pourrait générer une économie de temps et d’argent, comparativement à l’installation de trichocartes, des petits cartons qui comportent 5 000 individus chacun. Une aide financière gouvernementale de deux ans est cependant offerte depuis cette année aux producteurs qui veulent opter pour cette dernière solution de remplacement à la lutte chimique.

Différents moyens de lutter contre les mauvaises herbes ont aussi été présentés, notamment l’utilisation de certaines fonctionnalités sur des tracteurs de haute performance. « Un système de caméra nous permet d’entrer tôt dans le champ de soya à deux cotylédons pour avoir un meilleur contrôle de la mauvaise herbe », illustre l’ingénieur Vincent Machabée, directeur d’Innotag Distributions, une entreprise de Belœil spécialisée dans le domaine des systèmes d’autoguidage.

Une autre présentation a aussi piqué la curiosité de plusieurs, soit celle de la production du chia biologique, une culture présentement inexistante au Québec. Pour plus d’information, visitez l’adresse laterre.ca/actualites/chia-sera-t-pre-quebec.php.

Lors de la journée, plusieurs chercheurs ont répondu aux questions des participants. Toutes les fiches techniques des différents ateliers présentés sont disponibles sur le site Web de l’IRDA.