fbpx
Trèfle hybride Aberlasting

Trèfle hybride Aberlasting

Des cultivars méconnus

Il existe une foule de cultivars méconnus ou à découvrir. L’agronome Robert Berthiaume en présente ici quelques-uns dont les producteurs auraient intérêt à faire l’expérimentation et d’autres dont les essais n’ont pas démontré jusqu’à présent qu’elles étaient adaptées au climat québécois. 


Trèfle hybride Aberlasting

Développée par des généticiens britanniques, cette variété de trèfle est un croisement entre le trèfle blanc et le trèfle kura qui a la caractéristique d’avoir une pérennité très longue, mais qui produit très peu de semences. « Ça peut être intéressant à cultiver à des endroits où on ne veut pas semer à tout bout de champ comme des terrains très pentus ou avec des pierres », détaille Robert Berthiaume. Le trèfle hybride Aberlasting n’est disponible pour le moment que chez des semenciers à l’extérieur du Québec.


Trèfle d’Alexandrie

Cette annuelle n’est pas à proprement dit une nouvelle espèce au Québec, mais de plus en plus de producteurs l’utilisent comme une bonne plante compagne lors de l’établissement d’une prairie. « Elle améliore la qualité et le volume du fourrage qu’on va récolter », vante l’agronome.


Sainfoin

Très utilisé dans l’Ouest canadien, le sainfoin est présentement en évaluation au Québec. « Ce n’est pas très encourageant pour le moment en terme de vivacité et de rendement. Comme le lotier, elle produit du tanin qui fait que les animaux ne ballonnent pas, mais en terme agronomique, jusqu’ici, les essais ne sont pas très concluants. Le climat du sud de l’Alberta, puis celui du Québec, c’est deux choses », dit-il.


Festulolium

Graminée adaptée au climat frais, le festulolium est un croisement entre des plants de la famille du fétuque et le ray grass.

« Comme c’est un hybride, il faut vérifier avec le semencier à savoir s’il vient du fétuque élevé ou du fétuque des prés. C’est une autre plante qui s’ajoute à notre choix qui peut être intéressant à moyen et long terme. »


Millet perlé

Graminée annuelle de climat chaud, le millet perlé peut être utilisé dans la production d’éthanol. « Les chercheurs ont développé un cultivar sucré et on sait que des fourrages riches en sucre améliorent dans certaines circonstances les performances des ruminants comme les vaches laitières, les vaches de boucherie, les bouvillons en croissance, etc. », souligne Robert Berthiaume.


Luzerne CRS-1001

« Cette luzerne a été conçue pour être spécifiquement pâturée, explique l’agronome. Elle a été développée pour avoir une croissance un peu plus prostrée. Les plantes qui croient trop en longueur au pâturage risque d’être tuées par le piétinement des animaux. » Avec ses points de croissance plus bas, ce type de luzerne, tout comme le trèfle blanc, survivra mieux dans ces conditions.

Bernard Lepage, collaboration spéciale