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Les bio-intrants en vedette à l’IRDA

L’utilisation des bio-intrants en agriculture était au centre des discussions lors d’une série de conférences, les 14 et 15 mars derniers, dans les locaux de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA), à Saint-Bruno-de-Montarville, en Montérégie.

Sous le thème « Quand la nature aide la nature », l’activité accueillait des conférenciers en provenance notamment des États-Unis et de la Belgique et était organisée conjointement par l’IRDA et le Consortium de recherche et innovations en bioprocédés industriels au Québec (CRIBIQ).

Près de 80 personnes ont assisté à l’événement, autant des représentants de l’industrie que des gens en provenance du domaine de la recherche. L’activité visait à favoriser les rapprochements entre les gens de l’industrie et ceux de la recherche. « On donne de l’information, mais on veut aussi stimuler l’innovation et développer un partenariat entre les différentes équipes de recherche, les producteurs agricoles, les agronomes et les représentants de l’industrie qui développent et distribuent des bio-intrants », souligne Caroline Côté, agronome et chercheuse à l’IRDA, qui supervise les activités du colloque. 

Le colloque a, par ailleurs, permis de faire connaître les derniers développements en matière de recherche sur les bio-intrants, notamment les biofongicides, les bio-insecticides et les biostimulants. 

« Une bonne partie des présentations étaient effectuées dans un contexte d’agriculture biologique, mais ces intrants peuvent aussi intéresser les producteurs conventionnels qui souhaitent remplacer certains produits de synthèse », ajoute Mme Côté.

De plus en plus populaire

Caroline Côté, qui est titulaire d’une maîtrise en sols de l’Université Laval, note que l’engouement pour les produits biologiques se fait sentir partout dans le monde et que le Québec ne fait pas exception. « Il y a une certaine effervescence dans le milieu, particulièrement en ce qui concerne les biostimulants et les biopesticides, dont l’utilisation est de plus en plus populaire depuis quelques années, note la chercheuse. Le besoin de développer et d’ajouter ces produits à nos scénarios de production s’accroît donc du même souffle. Parfois, le réel défi est de trouver les conditions optimales d’utilisation de ces produits, d’où l’importance de la recherche. »

Aux dires de Caroline Côté, l’événement a été un succès sur toute la ligne et il y a fort à parier que l’expérience sera renouvelée. « Je suis vraiment contente! J’ai pu lire la satisfaction sur le visage des participants. »