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Plan de pomme de terre traité au Stockosorb chez Pierre-Luc Barré, de Saint-Damase. On voit les tubercules au stade crochet et la pomme de terre de semence (à droite). Photo : Gracieuseté de Marc Richard

Plan de pomme de terre traité au Stockosorb chez Pierre-Luc Barré, de Saint-Damase. On voit les tubercules au stade crochet et la pomme de terre de semence (à droite). Photo : Gracieuseté de Marc Richard

Une première année concluante pour le Stockosorb

Testé l’an dernier sur 1 416 hectares de culture dans l’est du Canada, le Stockosorb semble déjà donner des résultats positifs. Cet hydrogel en granules qui absorbe l’eau d’arrosage ou de pluies abondantes pour la relâcher dans le système racinaire de la plante en période de sécheresse s’est avéré particulièrement efficace dans les sols sablonneux et argileux.

L’objectif, souligne Geneviève Richard, responsable des communications chez Éco+, distributeur pour le Canada de ce produit conçu en Allemagne et fabriqué aux États-Unis, était de voir de façon pratique si les résultats sur le terrain seraient équivalents à la théorie. « De façon générale, nous avons observé des hausses de ­rendements à peu près partout », souligne Mme Richard. Les tests, ­dit-elle, ont notamment permis d’obtenir une meilleure homogénéité dans la pomme de terre.

Le Stockosorb est ajouté aux ­terreaux ou appliqué en le mélangeant avec les engrais granulaires. Il absorbera et stockera l’eau et les nutriments pendant la pluie pour les relâcher en période plus sèche.

Témoignages

Le Stockosorb absorbera et stockera l’eau et les nutriments pendant la pluie pour les relâcher en période plus sèche.

Le Stockosorb absorbera et stockera l’eau et les nutriments pendant la pluie pour les relâcher en période plus sèche.

La saison 2020 a été marquée par une longue période de sécheresse, créant ainsi les conditions idéales pour ­évaluer le produit. Pierre-Luc Barré, producteur de pommes de terre de ­Saint-Damase, a vu une réelle ­différence dans les parcelles de la ­Péribonka où il a introduit le ­Stockosorb. « Ç’a été mon meilleur rendement dans cette variété », dit-il. On parle chez lui d’une augmen­tation moyenne de rendement de 5,3 %. « À la récolte, ajoute le producteur, j’ai pu aller chercher de 15 000 à 30 000 livres de plus dans une montée où il y avait le ­produit comparativement à une autre où il n’y en avait pas. »

Devant les résultats obtenus, ­
M. Barré ajoute qu’il introduira le ­Stockosorb cette année sur l’ensemble de sa production, autant la pomme de terre que le maïs sucré. « Comme on ne contrôle pas la pluie et la ­température, c’est un pas en l’avant de ­l’introduire dès le départ », dit-il.

André Bessette, producteur laitier et de grandes cultures de ­Marieville, a utilisé le Stockosorb dans sa ­production de luzerne de printemps.

« Malgré un été sec, nous avons eu un bon rendement pour une première année d’utilisation », dit-il. Entre la première et la deuxième coupe, le système racinaire s’est bien développé grâce à la quantité d’eau gardée dans le sol avec le Stockosorb, souligne le producteur. Les trois coupes ont donné de bons résultats. « Sur les acres où on n’avait pas mis de ­produit, le rendement a été de 35 % à 40 % plus bas », ajoute le producteur. Il a pu rentabiliser son investissement la première année.

À Verchères, le producteur Jacques Moreau a testé l’hydrogel sur trois champs de maïs et de soya. Pour lui aussi, les effets ont été bénéfiques. Malgré la sécheresse, sa production n’a, à sa grande surprise, subi aucune perte de rendement. Comme le produit est efficace pour deux années consécutives, il a hâte de voir quels seront les résultats cette année. « Tous nos sites de parcelles ont profité de précipitations abondantes après l’ensemencement, permettant au produit de capter et de mettre en réserve un maximum d’eau », révèlent les conclusions de cette première année d’expérimentation.

« On continue à faire des tests en fonction des différents types de sols et du climat québécois, en plus d’être à l’écoute des producteurs pour savoir comment le produit réagit », poursuit Geneviève Richard. 

Aucun résidu nocif

Un kilogramme de Stockosorb peut absorber jusqu’à 250 litres d’eau et la relâcher selon les besoins de la plante plus de 100 fois.

Un kilogramme de Stockosorb peut absorber jusqu’à 250 litres d’eau et la relâcher selon les besoins de la plante plus de 100 fois.

Lors de sa décomposition, le Stockosorb ne laisse aucun résidu nocif dans le sol, dit-elle. Il se dégrade en CO2, en sel de potasse et en eau. Un kilogramme de Stockosorb peut absorber jusqu’à 250 litres d’eau et la relâcher selon les besoins de la plante plus de 100 fois. Le Stockosorb demeure performant pendant deux ou trois saisons.

Selon le fabricant, l’utilisation de Stockosorb « réduirait les dépenses associées à l’irrigation des cultures et les réserves d’eau requises à l’irrigation, en plus d’augmenter les rendements et l’uniformité des cultures en période de stress hydrique ».