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Le silo bunker de la Ferme Cougar peut contenir environ 8 000 tonnes d’ensilage. Photo : Gracieuseté de la Ferme Cougar

Le silo bunker de la Ferme Cougar peut contenir environ 8 000 tonnes d’ensilage. Photo : Gracieuseté de la Ferme Cougar

Les silos horizontaux ont la cote

Alors que les fermes laitières sont de plus en plus grandes, plusieurs producteurs se tournent vers les silos horizontaux, aussi appelés silos fosses.

C’est le cas de la Ferme Cougar, à l’Ange-Gardien en Montérégie, où les propriétaires se sont équipés d’un silo horizontal de type bunker à quatre cellules. « On a hésité un peu avant de faire le saut, mais on ne reviendrait pas en arrière », indique le producteur Martin Lacoste.

Les silos horizontaux sont construits – comme leur nom l’indique – à l’horizontale. On y dépose l’ensilage au sol, sur un plancher en béton ou en asphalte. Le plancher est entouré de deux murets parallèles dont la hauteur varie habituellement entre deux et six mètres selon les besoins de la ferme. Habituellement, le tout est recouvert d’une bâche de plastique retenue par des pneus ou par des courroies très lourdes.

« Ce sont des silos particulièrement adaptés aux plus grandes fermes. En bas de 100 animaux, ça ne vaut pas la peine », prévient le propriétaire de Silo J.M. Lambert, Jean-Marc Lambert.

Plusieurs producteurs se tournent vers lui pour la conception de leur silo fosse. « Nos murs de béton sont préfabriqués en usine, explique le propriétaire. Ça nous permet entre autres d’utiliser 8 % de fumée de silice. C’est ce qui fait que notre béton ne s’effrite pas avec le temps. » Le procédé de fabrication des murets les rend également imperméables et à l’épreuve des fissures.

À la Ferme Cougar, Martin Lacoste estime qu’il est beaucoup plus rapide de soigner ses animaux depuis qu’il utilise un silo bunker. « Au volume qu’on est rendu, on n’avait pas le choix de s’en aller vers ça. Maintenant, on réalise qu’on est plus efficace autant pour soigner que pour la reprise. Aussi, l’ensilage se conserve beaucoup mieux qu’avec des meules », souligne-t-il. 

Ironiquement, avec les silos bunker, rien n’est coulé dans le béton. Il est effectivement possible de déplacer les murets si le troupeau grossit ou que les besoins de la ferme changent. « Tu peux facilement changer ton silo de place, l’agrandir, le rapetisser, l’allonger, etc. », illustre Jean-Marc Lambert.

Le gros défi des silos horizontaux demeure la compaction, qui nécessite un travail beaucoup plus rigoureux qu’avec un traditionnel silo vertical. Le producteur doit déposer de six à huit pouces d’ensilage dans le silo, puis le compacter avec son tracteur ou un rouleau compacteur spécialement conçu pour cette tâche. Il répète ensuite le tout jusqu’à ce que le silo soit plein.

« Certains producteurs pensent que la qualité de l’ensilage n’est pas aussi bonne qu’avec un silo-tour, mais ce n’est pas vrai, estime Martin Lacoste. Si tu travailles bien et que tes cellules sont de la bonne dimension, tu vas avoir un ensilage optimal. » 


Ce texte est paru dans l’édition de mai 2021 du magazine L’UtiliTerre.