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Les travailleurs recrutés par Agrijob à l’œuvre à la ferme Delfland. Ils sont une dizaine à être au rendez-vous année après année. © Martine Giguère

Les travailleurs recrutés par Agrijob à l’œuvre à la ferme Delfland. Ils sont une dizaine à être au rendez-vous année après année. © Martine Giguère

Agrijob : des travailleurs indispensables

Dès 6 h 15 aux stations de métro Longueuil et Henri-Bourrassa, ils sont plus de 450 à embarquer dans des dizaines d’autobus en direction de fermes de la Montérégie, de Lanaudière et de l’Outaouais-Laurentides. Ces travailleurs locaux sont engagés par Agrijob et déployés dans des fermes par l’entremise de trois centres d’emploi agricole (CEA).

Les difficultés de recrutement et la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur agricole sont des enjeux très actuels. Si, ces dernières années, le recours aux travailleurs étrangers temporaires (TET) a bondi, Agrijob offre aux producteurs de diversifier leur bassin de main-d’œuvre avec des travailleurs québécois. Ainsi, l’organisme comble les besoins d’employeurs dont l’arrivée des TET a du retard, une situation de plus en plus fréquente.

« Dans certaines entreprises, on répond à 10-15 % des besoins de main-d’œuvre avec les travailleurs locaux pour des périodes de durées variables », donne en exemple Robert Ouellet, conseiller en relations industrielles agréé et coordonnateur à l’emploi agricole à AGRIcarrières.

Un virage qualité

Car depuis 2011, Agrijob a pris un virage qualité. Si les TET ont placé la barre haute chez les employeurs, notamment en matière de stabilité et de fiabilité, Agrijob est parvenu à hausser la qualité de ses candidats.

En fait, des 3 300 personnes qui s’inscrivent à Agrijob, seules 1 400 sont retenues. L’organisme passe en entrevue tous les candidats pour mieux connaître leur capacité de travailler physiquement, leur expérience de travail, leur motivation, etc. Agrijob compte dorénavant sur un noyau de 500 à 600 travailleurs, qui reviennent saison après saison. « En fait, des 1 400 candidats, seuls 800 à 900 d’entre eux sont appelés à travailler. Nous avons encore une bonne marge de manœuvre pour répondre à la demande », indique Robert Ouellet.

Meilleur jumelage

À partir des informations obtenues lors des entrevues, il y a un meilleur jumelage employés-employeurs. Comme les TET ont apporté énormément de stabilité dans les entreprises agricoles, Agrijob souhaite également répondre à cette exigence. Le service de placement de main-d’œuvre peut combler les besoins en travailleurs sur une base journalière, mais aussi sur de plus longues périodes, pouvant aller jusqu’à 14 semaines et même davantage.

 

Agrijob en chiffres

  • 200 à 250 employeurs réguliers
  • 800 à 900 travailleurs par an (possibilité de 1 400)
  • Placements équivalant à 26 701 jours-personnes
  • En moyenne : 34 jours travaillés/personne