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Les silos verticaux poussent comme des champignons dans les fermes du Québec.. Crédit photo: Archives TCN

Les silos verticaux poussent comme des champignons dans les fermes du Québec.. Crédit photo: Archives TCN

Les silos verticaux ne se démodent pas

En sillonnant les routes du Québec, on aperçoit ici et là de hautes structures cylindriques, repères du quotidien. Ce ne sont pas des clochers, mais des silos verticaux, qui font partie intégrante du paysage rural depuis plusieurs générations.

Encore aujourd’hui, la majorité des producteurs préfèrent ce type de silo. Aussi appelés silos tours, ils sont remplis de manière à ce que le compactage se fasse naturellement, par le poids de l’ensilage qui s’accumule.

Selon le représentant de Silo J.M. Lambert, Jean-Yves Plourde, le principal avantage des silos verticaux est qu’ils ne requièrent pas de main-d’œuvre particulière. « C’est facile à automatiser. Tu peux avoir cinq silos en ligne avec un convoyeur et ça tombe directement dans un mélangeur », dit-il.

En plus, si les silos sont construits près de l’étable où sont gardés les animaux, il est possible d’effectuer la vidange et le mélange de l’ensilage sans avoir à sortir du bâtiment.

Plus hauts que larges, les silos tours ne prennent pas de place, ajoute M. Plourde. Ils protègent également l’ensilage des tempêtes de neige.

Le choix du matériau

Il existe différents fabricants de silos verticaux. Chacun propose ses matériaux de prédilection.

Selon Jean-Yves Plourde, les silos en béton ont un degré de compaction moindre, parce que les murs intérieurs ne sont pas lisses. Ils peuvent être avantageux pour un producteur qui doit utiliser au moins 1 1/4 po d’ensilage chaque jour.

Ce qu’on appelle les silos bleus, pour leur part, ont une protection vitrifiée sur le métal. Résultats? « Plus de compaction, meilleure fermentation, conservation optimale », lance M. Plourde.

Un silo en béton sera bon pendant environ 30 à 35 ans, estime le spécialiste. Il assure que les silos bleus ont quant à eux une durée de vie prolongée.

« Quand tu fais attention au taux d’humidité de ton ensilage, tu peux garder un silo vertical vraiment longtemps. J’ai un client à Plessisville qui a le même silo depuis trois générations. »

Petit, moyen, grand?

Bien choisir la grosseur du silo, c’est la clé du succès, explique Jean-Yves Plourde. « Tout dépend du nombre d’animaux à nourrir. Si tu prends seulement 1/2 po d’ensilage chaque jour pour alimenter ton troupeau, ça pourrait finir par faire chauffer l’ensilage et là, tu perds vraiment de la qualité. » Ainsi, il est parfois préférable d’opter pour deux petits silos plutôt qu’un seul plus gros, bien que les coûts reliés à la construction de deux unités soient plus importants.

Par ailleurs, comme les silos verticaux sont des structures permanentes, les producteurs doivent bien choisir leur emplacement.

Selon M. Plourde, il faut privilégier un endroit un peu surélevé pour faciliter le drainage. Il faut également bien planifier l’accès de la machinerie et prévoir un espace suffisant, advenant le cas où il faudrait construire de nouveaux silos.

Le prix varie selon les différents types de silos verticaux. Par exemple, un silo de 20 pi de diamètre et de 80 pi de hauteur construit en béton coûtera environ 90 000 $. Pour un silo bleu de même dimension, le prix grimpe à 110 000 $. 

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