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En plus d’avoir du plaisir, une excursion en motoneige donne toujours l’opportunité d’admirer les paysages du Québec. Photos : Gracieuseté de Sylvain Beaudry

En plus d’avoir du plaisir, une excursion en motoneige donne toujours l’opportunité d’admirer les paysages du Québec. Photos : Gracieuseté de Sylvain Beaudry

Les plaisirs de la motoneige

Sylvain Beaudry, producteur de grandes cultures de Richelieu, est un véritable passionné de motoneige depuis l’enfance. Encore aujourd’hui, c’est sur les pistes enneigées du Québec et de l’Ontario qu’il redécouvre chaque année les plaisirs de l’hiver.

Sylvain a commencé à pratiquer la motoneige à 12 ou 13 ans avec son ami Marc Roy qui, à 16 ans, en possédait une. « Quand je partais avec lui, c’était vraiment de belles journées », se souvient le passionné. En 1976, lorsqu’il a eu 16 ans à son tour, il a acquis sa première Nuvik 340 de Moto-Ski, qui est ensuite devenu Ski-Doo, un fabricant auquel il est toujours demeuré fidèle.

Les excursions en motoneige permettent à M. Beaudry de rencontrer des gens intéressants durant ses balades et d’agrandir son cercle d’amis.

Les excursions en motoneige permettent à M. Beaudry de rencontrer des gens intéressants durant ses balades et d’agrandir son cercle d’amis.

À cette époque, il faisait de plus petites randonnées dans le secteur de Richelieu avec ses amis. En fait, la distance de chaque sortie était conditionnée par un calcul mathématique assez simple. « Je brûlais la moitié du réservoir d’essence à l’allée et l’autre moitié au retour », raconte M. Beaudry en riant. C’était en quelque sorte une façon plus économique de pratiquer son activité hivernale préférée sans devoir faire le plein.

Malgré l’histoire d’amour qui le lie à la motoneige, Sylvain a passé 12 ans, de 1986 à 1998, sans ­pratiquer cette activité, sauf deux ou trois fois où il a loué un véhicule. La raison est bien simple. L’homme faisait alors du déneigement, ce qui ne lui en laissait pas le temps.

« Pendant ces années-là, je détestais l’hiver et j’étais toujours bougon », raconte M. Beaudry. On devine facilement la cause. Il était nostalgique du plaisir qu’il éprouvait dans sa jeunesse à chevaucher son engin.

Sylvain Beaudry (à droite) et son ami Fernand Gagnon, du Manitoba, lors d’un voyage en Gaspésie.

Sylvain Beaudry (à droite) et son ami Fernand Gagnon, du Manitoba, lors d’un voyage en Gaspésie.

Les ligues majeures

En 1998, Sylvain a acheté une nouvelle motoneige. « Là, je suis entré dans les ligues majeures et avec mes amis motoneigistes, on a parcouru toutes les régions du Québec, notamment le Saguenay, la ­Gaspésie, la Beauce et la Côte-Nord », dit-il. En 2017, il a parcouru plus de 2 000 kilomètres de Pembroke, une ville située à la frontière du Québec et de l’Ontario, jusqu’à Percé lors d’un périple initié par son ami ­Fernand Gagnon, du Manitoba.

M. Beaudry souligne que la motoneige lui a permis de sociabiliser avec plein de gens intéressants rencontrés durant leurs balades et d’agrandir son cercle d’amis. « J’aimais cela quand on rentrait à l’hôtel et qu’on se racontait nos aventures de la journée autour d’un souper », dit-il. Une bonne histoire de motoneige s’embellit comme une bonne histoire de pêche, avoue Sylvain Beaudry, sourire en coin.

Samuel Beaudry, Sylvain Beaudry, Michelle Clément du Manitoba, Gerry Clément du Manitoba et Daniel Schindel du Manitoba, lors d’une excursion en motoneige, en Gaspésie.

Samuel Beaudry, Sylvain Beaudry, Michelle Clément du Manitoba, Gerry Clément du Manitoba et Daniel Schindel du Manitoba, lors d’une excursion en motoneige, en Gaspésie.

Aujourd’hui, note l’adepte, les motoneigistes ont accès à de belles machines puissantes, confortables, plus économiques du point de vue de la consommation d’essence et fiables. « On n’a plus peur de tomber en panne quand on part », dit-il en insistant toutefois sur l’importance pour un motoneigiste de toujours être accompagné d’au moins un autre véhicule pour des raisons de sécurité. Cela peut être très dangereux, voire tragique, de tomber en panne ou de s’enliser dans la neige en hiver si on est seul.

Sylvain Beaudry, Mike Sabourin, Fernand Gagnon et Yvan Robitaille lors d’une randonnée.

Sylvain Beaudry, Mike Sabourin, Fernand Gagnon et Yvan Robitaille lors d’une randonnée.

Une douzaine de motoneiges

Sylvain Beaudry évalue avoir possédé une bonne douzaine de motoneiges qu’il remplace en moyenne aux deux ans. « On est toujours intéressé par les nouveaux modèles et de voir ce qui s’en vient », dit-il.

M. Beaudry commence à préparer sa saison en novembre. La plus belle période pour faire de la motoneige est, à son avis, de la fin janvier à la fin mars. Il déplore que sa conjointe ne partage pas cet amour du grand air avec lui. Toutefois, leur fils Samuel, 19 ans, vient d’acheter sa première motoneige.


Encore aujourd’hui, c’est sur les pistes enneigées du Québec et de l’Ontario que Sylvain Beaudry redécouvre chaque année les plaisirs de l’hiver.

Encore aujourd’hui, c’est sur les pistes enneigées du Québec et de l’Ontario que Sylvain Beaudry redécouvre chaque année les plaisirs de l’hiver.

Respecter les normes

En tant qu’administrateur du club de motoneige Apollon de Mont-Saint-Grégoire en Montérégie, Sylvain Beaudry a, chaque année, à négocier des droits d’accès sur des terres agricoles. Le fait qu’il soit lui-même producteur facilite les choses, mais c’est souvent la question du bruit qui représente le principal problème.

Les engins sont silencieux, mais certains motoneigistes modifient leur tuyau d’échappement pour les rendre plus bruyants. M. Beaudry dénonce cette pratique et encourage les motoneigistes à être respectueux des normes et des règlements. Faire partie d’un club est souvent une bonne façon de pratiquer son activité de façon respectueuse et sécuritaire. Présidé depuis plus de 35 ans par Yvan Robitaille, le club organise des randonnées durant la saison.

Selon Sylvain Beaudry, le seul point négatif de la pratique de la motoneige est que cette activité demeure dispendieuse. Le producteur estime consacrer entre 8 000 $ et 10 000 $ par année à sa passion, incluant le coût de dépréciation du véhicule. 

Ce texte a été publié dans l’édition d’octobre 2021 de notre cahier L’UtiliTerre.