Un système souterrain, d’une capacité de 110 000 litres, permettant de recueillir l’eau de pluie provenant de la toiture du nouveau complexe de serres de la jardinerie a été installé à la Pépinière Abbotsford. Photo : Gracieuseté de la Pépinière Abbotsford
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S'abonner maintenantEn activité depuis plus de 60 ans, la Pépinière Abbotsford a réussi un petit tour de force. Ses différentes mesures de récupération d’eau lui ont permis, au fil du temps, de croître sans multiplier ses sources d’eau pour répondre à ses besoins.
« La récupération a toujours été au cœur de nos préoccupations », affirme Jean-Yannick Langlois, directeur des opérations de l’entreprise située sur la route 112, à Saint-Paul-d’Abbotsford, en Montérégie.
Son plus récent projet? L’installation, par l’entreprise Soleno, d’un système souterrain, d’une capacité de 110 000 litres (110 mètres cubes), permettant de recueillir l’eau de pluie provenant de la toiture du nouveau complexe de serres de la jardinerie. Celle-ci a fait l’objet d’un important projet de modernisation en 2024 et 2025.
Si le niveau d’eau vient à baisser en cas de sécheresse, le système, jouxté à une station de pompage, peut être réapprovisionné à même les étangs de la propriété. L’eau accumulée est destinée à l’irrigation des plantes.
Eau retournée à l’étang
La même préoccupation de gestion optimale de l’eau s’observe depuis des décennies pour les activités de pépiniéristes de l’entreprise, qui compte 87 hectares en culture (en champs, en contenants et en serres), selon Jean-Yannick Langlois.
« Comme la pépinière a pris de l’expansion en gardant les mêmes sources d’eau, tout a été construit autour de la récupération, dit-il. L’eau d’irrigation non utilisée et qui percole des sections extérieures (planches de culture) de plantes en contenants – on en produit 1,3 million – est dirigée vers des drains, disposés aux extrémités des sections. »
Ces drains sont remplis de pierres nettes qui contribuent à filtrer l’eau qui retourne à l’étang. La propriété compte deux plans d’eau naturels, dont un principal qui contient 35 millions de litres d’eau.
« C’est quand même assez rare, un système de cette ampleur-là en pépinière », affirme le directeur des opérations, en soulignant que les installations ont été bonifiées avec les années.