Sur un convoyeur de 36 pouces de largeur, le SiftAI est en mesure de prélever de 80 à 100 intrus indésirables à la minute. Photo : Gracieuseté d’Équipement Capital
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S'abonner maintenantEn démonstration à l’International Potato Technology Expo à l’Île-du-Prince-Édouard en février dernier, le trieur robotisé SiftAI est une nouveauté présentée comme le compagnon idéal pour compléter le travail des trieurs optiques couramment utilisés dans l’industrie, comme le CELOX de Newtec.
« Les trieurs optiques à gros volume laissent souvent de 10 à 15 % de produits avec des défauts. Avec son algorithme basé sur l’intelligence artificielle (IA), le SiftAI vient faire un tri final qui permet d’arriver à un pourcentage acceptable pour les clients et de réduire ainsi les pénalités associées à ces erreurs », explique Maxime Néron, directeur des ventes pour Équipement Capital, à Saint-Ambroise.
Le système est en mesure d’identifier, sur les pommes de terre, les corps étrangers (plastiques, métaux, cailloux), les défauts de qualité (pourriture, taches vertes, ecchymoses, etc.) ainsi que la taille, la forme, la texture et la couleur.
Fabriqué par l’équipementier américain KPM, le trieur SiftAI est en mesure de traiter sept tonnes de pommes de terre à l’heure (contre environ 3 tonnes pour les trieurs standards) sur un convoyeur de 36 pouces de largeur et de prélever de 80 à 100 intrus indésirables à la minute avec un système à deux caméras (de 40 à 60 prélèvements sur une table de 18 pouces avec un système à une caméra).
Chaque SiftAI est programmé avec des modèles d’IA pour la taille globale des pommes de terre, leur forme et la détection de la présence de défauts (ecchymoses, fissures, verdissement, etc.). Si une patate ne respecte pas les critères d’acceptation définis par l’IA, le système active le bras robotisé pour la retirer par succion du flux de production.
« Le système donne une valeur à chaque défaut, comme la pourriture et la taille difforme, par exemple. Avec un système à deux bras, il va aller chercher la patate pourrie en premier et la difforme après, mais s’il y a deux pourries et une difforme en même temps sur le convoyeur, il va prioriser les premières. Il va donc traiter en fonction des priorités que lui donne l’utilisateur, mais celui-ci peut, à tout moment, même lorsque le système est en marche, apporter des ajustements selon ses besoins », poursuit Maxime Néron.
Au fil du temps, grâce à un logiciel intuitif, le système apprend à se concentrer sur les produits et à détecter les défauts visibles sur l’ensemble du produit, tout en déterminant si celui-ci respecte le calibre spécifié.
Le trieur SiftAI fournit également à l’utilisateur des analyses détaillées sur les produits rejetés, un suivi en temps réel des lignes de production, etc. Un trieur robotisé SiftAI muni de deux caméras et une table de 36 pouces se vendait, en début d’année, à un prix d’un peu plus de 300 000 $ canadiens.
Défauts des pommes de terre analysées par SiftAI
- Malformations (poire, banane, cœur, excroissance)Gale
- Pourriture
- Pourriture sèche
- Ecchymose ancienne
- Ecchymose récente
- Ecchymose de pression
- Verdissement
- Dégâts de rongeurs
- Lenticelles
- Rhizoctone
- Pelage/frottement
- Fissures internes
- Lenticelles élargies
- Germes
- Nématodes
- Coupées/cassées