Machinerie 2 mai 2025

Système à chenilles : « beaucoup plus de flottaison »

Spécialiste des solutions agricoles chez Soucy International, un manufacturier de systèmes de chenilles basé à Drummondville, Nicolas Dubuc reconnaît qu’il y a débat sur l’impact au sol du passage d’un tracteur équipé de chenilles dans un champ tout en insistant sur les avantages de cet équipement. 

« Les deux principaux atouts des chenilles, ce sont la flottaison et la traction. Comme son empreinte au sol est très longue, elle a beaucoup plus de surface de contact au sol que le pneu. Dans des conditions difficiles ou humides ou dans la terre noire chez les maraîchers, elle obtient beaucoup plus de flottaison », souligne-t-il d’emblée.

Nicolas Dubuc ne contredit pas l’effet de compaction des systèmes à chenilles, mais comparé à un tracteur à roues jumelées, il estime que les impacts sont moindres en termes de superficie.

Une chenille de 18 po de largeur pourrait causer la même compaction qu’un tracteur à roues jumelées, mais elle va compacter sur une moins grande surface dans le champ.

Nicolas Dubuc

Selon lui, les chenilles occasionnent plus de compaction de surface que les pneus, mais moins quand on parle de profondeur. « Avec un système à chenilles, les pics de pression qu’on a en dessous de chacun de nos petits essieux seront un peu plus élevés que la pression d’un pneu, mais comme la charge est répartie sur plusieurs essieux, l’effet se fait davantage ressentir en surface qu’en profondeur. »

Nicolas Dubuc, spécialiste des solutions agricoles chez Soucy International Photo : — Gracieuseté de Soucy International

Au chapitre de la traction, le représentant de Soucy International souligne que c’est souvent le facteur décisif qui fait pencher les producteurs du côté d’un système à chenilles. « Il transforme mieux la puissance au sol; il y a donc moins de glissement. Que ce soit le travail du sol ou sur des moissonneuses-batteuses dans des conditions difficiles, elles vont permettre de passer à des endroits où les pneus ne pourraient passer. »

À l’inverse, sa capacité à flotter devient moins avantageuse dans des conditions où le sol commence à geler à la fin de l’automne. « Si tu viens d’épandre du purin et que ça commence à geler à la surface, même si les crampons de la chenille ont une certaine profondeur, mais ils flottent sur le sol, tu auras un peu plus de difficulté à aller en profondeur comparé à un pneu », note Nicolas Dubuc.