Cette année, les fabricants avaient été invités à présenter leur plus récent modèle de tracteur 180 ch. Photos : Gracieuseté de l’ITAQ
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Nouer des liens avec les équipementiers tout en contribuant à enrichir les connaissances des étudiants : l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ) a de nouveau frappé dans le mille en novembre dernier lors de la 14e édition de la journée de comparaison de machinerie agricole.
Cette année, sur une période de trois semaines, cinq manufacturiers (AGCO pour Massey Ferguson et Fendt, Case IH, John Deere, Kubota et New Holland) ont été invités à amener au campus de Saint-Hyacinthe leur plus récent modèle de tracteur 180 ch avant d’en décliner toutes les caractéristiques devant les étudiants… et les concurrents.
« Les entreprises adorent cette activité parce que ça permet à leur représentant de se familiariser avec les équipements de la compétition et ainsi, d’étoffer leurs arguments de vente lorsqu’ils arrivent devant un deal », explique Alexandre Bakaras, responsable de l’activité et enseignant au programme de Technologie du génie agromécanique (TGA).
Cette activité avait été suspendue durant la pandémie et l’ITAQ était régulièrement interpellée par les fabricants afin qu’elle revienne au programme.
Ce sont eux qui décident de l’équipement qui sera mis de l’avant. Chacun met de l’avant des propositions et après compilation, celle qui revient le plus souvent est choisie.
Une activité de formation
Parallèlement à cet exercice de comparaison, les étudiants de 3e année du programme TGA étaient aussi invités à organiser et à présenter une activité de formation avec quatre de ces tracteurs au bénéfice des autres étudiants, des techniciens et des enseignants de l’ITAQ.
« Mes étudiants sont divisés en trois groupes. Un premier est chargé de préparer l’activité avec le volet marketing, les invitations, les brochures. Un deuxième est responsable de l’organiser avec la location du système de sonorisation, du projecteur, de la toile, de l’aménagement de la salle. Enfin, le dernier groupe s’occupe du contenu de la formation en tant que tel », poursuit Alexandre Bakaras, qui rappelle que les étudiants du programme TGA sont par définition des passionnés de machineries et d’équipements agricoles, de technologies innovantes et d’agriculture de précision.

C’est aussi dans cet environnement stimulant et en présence de plusieurs dizaines de représentants du secteur privé que les 13 finissants du même programme ont présenté leur robot épandeur de cultures de couverture.
« Je leur demande de construire un robot agricole, peu importe sa fonction. Ils partent d’une feuille blanche et doivent passer à travers trois étapes, à savoir la conception du robot, sa fabrication, puis sa programmation », explique Alexandre Bakaras, qui accorde plus d’importance dans sa notation au processus qu’au résultat.
« Le robot épandeur a fonctionné lors de sa démonstration même s’il n’était pas parfait et n’était pas prêt à aller au champ. Il y a souvent des pépins dans ce projet, comme des bris d’équipement ou des cartes électroniques qui sautent, mais moi, d’un point de vue pédagogique, je suis content pour eux quand ça fonctionne. Mais si ce n’est pas le cas, ils ne vont pas couler toute la gang. Bien au contraire, c’est vraiment l’apprentissage qu’ils font tout au long du projet qui est le plus important », conclut l’enseignant.