Des améliorations ont été apportées au fil du temps à la machinerie, aux pièces de raccordement, ainsi qu’à la fabrication et à l’utilisation des drains, selon les types de sols. Mais les innovations à surveiller en matière de drainage viendront davantage d’une gestion globale des eaux, selon Maxime Duval, président de l'AEDAQ. Photo : Gracieuseté de l’AEDAQ
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S'abonner maintenantL’importance de mesures de drainage efficaces, qu’elles soient réalisées en surface ou qu’elles soient souterraines, n’est plus à démontrer après le dernier mois de mai, tristement gris et pluvieux. La quantité d’eau accumulée dans certains champs a retardé les travaux et les semis.
Que ce soit pour des considérations économiques ou environnementales, l’industrie du drainage continue à évoluer. « Avec les épisodes de sécheresse et de pluies intenses à l’été, de nouvelles problématiques se présentent et incitent à une plus grande réflexion », souligne Rosanne Chabot, directrice Aménagement de parcelles à la firme de services-conseils Logiag.
Mme Chabot est également autrice principale du guide Diagnostic et drainage souterrain des terres agricoles, du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ). Selon elle, l’installation de structures de contrôle de nappe sur les systèmes de drainage est, par exemple, davantage considérée qu’auparavant. Ce type de dispositif permet de gérer la hauteur de la nappe d’eau à différents moments de l’année.
Le président de l’Association des entrepreneurs en drainage agricole du Québec (AEDAQ), Maxime Duval, souligne pour sa part que la tendance à resserrer les écartements entre les drains, pour permettre à l’eau de s’évacuer plus rapidement dans les champs, continue à s’observer. Et cela n’est pas nouveau. « Quand j’observe les plans de drainage des années 1980 et 1990, l’installation de drains aux 14 ou 15 mètres était assez fréquente et les systèmes étaient plus profonds », explique celui qui préside également les entreprises EPL Lazure et Drainage St-Célestin.
Il y a une dizaine d’années, les écartements de 12 mètres étaient assez fréquents. Actuellement, je dirais qu’un espace de 10 mètres est devenu la norme de base. La demande de la clientèle surpasse même souvent la nomenclature.
Essentielle gestion de l’eau
Selon M. Duval, des améliorations ont été apportées au fil du temps à la machinerie, aux pièces de raccordement, ainsi qu’à la fabrication et à l’utilisation des drains, selon les types de sols. Mais les innovations à surveiller en matière de drainage viendront davantage d’une gestion globale des eaux, croit-il.
Le président général de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Martin Caron, confirme que le drainage est un des sujets traités dans le cadre des différents projets de recherche menés par l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA).
La recherche et les innovations doivent se poursuivre pour optimiser la gestion de l’eau, est-il convaincu. « La gestion de l’eau est importante, affirme Martin Caron. Il faut se rappeler qu’il y a 400 ans, quand nos gens ont commencé à faire de l’agriculture au Québec, la première affaire qu’ils ont réalisée, c’est qu’il fallait qu’ils sortent l’eau des terres agricoles pour avoir un sol productif. Ce n’est pas nouveau; c’est la base. »