Le centre du Témiscamingue de l’UQAT, situé à Notre-Dame-du-Nord, héberge à la fois des laboratoires à la fine pointe de la technologie ainsi que les bureaux des professeurs affiliés à l’Institut de recherche en agriculture et en agroalimentaire. Photo : Émilie Parent-Bouchard
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S'abonner maintenantRégion reconnue pour ses mines et forêts, l’Abitibi-Témiscamingue franchit une nouvelle étape de son affirmation économique avec la création de l’Institut de recherche en agriculture et en agroalimentaire (IRAA) à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), une « suite logique » aux travaux menés à Notre-Dame-du-Nord par l’Unité de recherche et de développement en agroalimentaire, depuis près d’une trentaine d’années.
Arriver à positionner l’agriculture au même niveau que les forêts et les mines envoie un « message très, très fort », fait valoir le professeur en sciences du sol et directeur du nouvel institut, Vincent Poirier. Il rappelle que ce secteur économique est « très important » et que sa présence dans les cinq MRC de la région contribue largement à l’occupation et à la vitalisation du territoire.
La grande différence, c’est que maintenant, on a atteint un seuil critique en termes de membre du corps professoral, nombre d’étudiants, volume de projets, patrimoine de cours et programmes. On était rendus à l’étape d’avoir cette autonomisation-là, de créer notre propre institut de recherche, de voler de nos propres ailes.
À la maîtrise et au doctorat sur mesure et au microprogramme de deuxième cycle en agriculture fourragère s’ajouteront deux microprogrammes de cycle supérieur, soit agroéconomie écologique et agriculture durable. Le directeur précise que les cinq professeurs déjà à l’emploi pourront soutenir un plus grand nombre de projets de recherche et ainsi contribuer à l’attractivité de l’UQAT dans ce secteur.
De la recherche par et pour les agriculteurs

Disposant déjà d’un réseau de fermes en grandes cultures biologiques, de dispositifs de recherche à long terme « uniques au Québec » en sylvopastoralisme et en diversification des systèmes de culture développés avec les producteurs, Vincent Poirier est d’avis que l’IRAA permettra encore d’accroître les liens avec le milieu.
« Nos laboratoires, nos bureaux, sont dans le milieu agricole. On travaille, on fait des essais sur le terrain avec des producteurs et des productrices, on réfléchit aux questions de recherche, aux projets avec ces personnes-là pour répondre à des besoins, des défis et des enjeux que vivent les entreprises agricoles, dit-il. On répond à des questions pratiques en faisant de la science et en développant des connaissances fondamentales. Notre mission comme université, c’est d’être utile pour les gens, pour la science, pour la société en général. »