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S'abonner maintenantAlors que les besoins en œufs de vaccin, un produit de niche pour l’industrie pharmaceutique, ont enregistré une baisse en 2024, les volumes de production sont demeurés similaires en 2025 à ceux de l’an passé, selon les informations transmises par la Fédération des producteurs d’œufs du Québec (FPOQ).
La décroissance de la production en 2024 s’est chiffrée à 33 %, selon la directrice de la production de la FPOQ, Lise-Anne Girard. Le principal client de ce type d’œufs fécondés, à la base de la fabrication de vaccins pour la grippe, est la pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK). L’an dernier, Mme Girard avait évoqué en entrevue avec La Terre des améliorations apportées à l’usine de GSK, à Sainte-Foy, pour expliquer la diminution de besoins.
La société pharmaceutique britannique se fait toutefois avare de commentaires sur le sujet. « Nous ne commentons pas publiquement les tendances, les prévisions de production ou la demande spécifique de produits », a commenté une porte-parole de GSK, Émilie Gentes.
Cinq producteurs détiennent des quotas pour la production de ce type d’œufs. Pour l’heure, la décroissance des besoins n’a rien changé à la donne. « C’est le statu quo, dit Lise-Anne Girard. Il y a quatre producteurs au Québec et un en Ontario. »
Récemment joints, les dirigeants de deux d’entre eux, les Couvoirs Boire et Frères, ainsi que la Ferme avicole Major, ont décliné les demandes d’entrevue, évoquant des ententes de confidentialité à respecter.
La FPOQ estime néanmoins qu’il y a toujours un marché pour ce type d’œufs fécondés. Exempts de bactéries, ceux-ci permettent de développer les vaccins, en fonction d’un protocole de production strict.